Terra Libra entre commerce équitable et bio-local

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Certification Bio 2013

Pour nos clients faisant l’objet de contrôle sur la certification en agriculture biologique, ou pour toute autre personne souhaitant visualiser notre licence et certificat pour l’année 2013, retrouvez à tout moment ces documents téléchargeables en pdf sur :

www.terralibra.fr/les-garanties

  • Offre d’emploi - Responsable achats et logistique

    Les consciences évoluent ! Notre rapport à l’alimentation, la santé et l’environnement change.

    L’agriculture biologique est en pleine essor et notre engagement en faveur des approvisionnements de proximité et du commerce équitable raisonne chez nos clients et futurs clients.

    Sur cet élan, notre société Terra Libra se développe...

    Suite à notre déménagement, il y a 3 mois, dans un nouvel entrepôt de 700 m2 à Betton (35) et la réorganisation des flux logistiques qui en a suivi,

    nous cherchons aujourd’hui à étoffer notre équipe avec l’embauche d’un

    RESPONSABLE ACHATS ET LOGISTIQUE

    merci de nous aider à trouver la bonne personne, motivée par notre projet, et pouvant nous apporter les bonnes compétences.

    Vous trouverez ci-joint l’offre d’emploi, merci de la faire circuler dans vos réseaux, nous démarrons les premiers entretiens très prochainement.

  • Nouvel entrepôt à Betton (35)

    Ca y est ! nous voila presque installés...

    On pourra dire que l’on n’a pas chômé depuis cet été !!

    Notre local de Thorigné fouillard de 200 m2 devenait vraiment trop petit. Cela devenait difficile d’y faire entrer notre stock, de préparer vos commandes dans de bonnes conditions. Et il n’était tout simplement plus possible d’intégrer de nouvelles références.

    Nous avons donc pris possession d’un nouveau local au

    5 rue des Vanniers
    ZA de la Forge
    35830 Betton

    merci d’en profiter pour notre notre nouvelle adresse dans vos tablettes...

    Nos numéros de contact restent inchangés : Fixe 02 99 37 14 00

    Il faut dire qu’en arrivant le local était complètement vide : il y avait tout à faire. On a donc retroussé nos manches dès la mi-juillet pour démonter nos racks et bureaux en ossature bois de l’ancien local, pour tout remonter à Betton. Il a fallu bien-sûr bouger le stock également, et tout ça avant de partir en congés bien mérités au mois d’août.
    Dès la rentrée de septembre, l’enjeu était de continuer à vous servir au mieux, tout en agençant l’entrepôt, avec le montage d’autres bureaux et d’une plus grande chambre tempérée pour les produits sensibles : 2 mois très intenses !

    Nous y voila donc : depuis 1 semaine nous avons intégré nos bureaux définitifs, super agréables, avec de la place... les produits ont trouvé leur emplacement, et il ne nous reste plus qu’un grand coup de ménage et la finition de notre salle de présentation des produits. En fin pas tout à fait quand même ; il reste encore du boulot, mais nous touchons au but.

    Alors peut-être n’avez vous pas sentis les remous dans notre organisation de ces derniers mois, ou peut-être en avez vous quelque peu pâti. Si c’est le cas veuillez nous en excuser, vous en connaissez à présent la cause . Un déménagement, de nouveaux agencements, tout en assurant une forte croissance sur la demande de nos produits, ce n’était pas facile à gérer.

    Les choses rentrent dans l’ordre, et nous accueillerons prochainement une nouvelle personne pour renforcer l’équipe.

    C’est l’occasion pour vous remercier de votre soutien et votre engagement à nos côtés ; cette année de nos 10 ans était vraiment une belle année de transition, nous abordons 2017 avec plein de projets en tête mais surtout les moyens humains et logistiques pour les assumer.

    A venir dans les tous prochains jours, notre nouveau tarif applicable au 1er décembre, avec 2 nouveaux fournisseurs, sur des soupes et plats préparés ainsi que des produits d’entretiens tant demandés !!

    D’ici là, nous vous souhaitons une très belle fin d’année.

    L’équipe Terra Libra

  • Vous vous souvenez de la cachaça ??

    Vous savez, c’est cette délicieuse eau de vie de canne à sucre, si bien distillée par nos partenaires paysans autrefois sans terre de la COPAVI, au Brésil...!

    Bien sur que vous vous en souvenez : et je suis même sûr que certain(e)s l’attendent avec impatience. Mais voila, la patience est une sacrée vertu qu’il faut savoir éprouver. Et dans ce registre, cette fameuse cachaça nous aura bien mis à l’épreuve.

    Il faut dire que les conditions actuelles au Brésil sont loin d’être favorables : ce que certains ont appelé destitution de l’ancienne présidente Dilma Rousseff, d’autres l’appellent gouvernement putchiste de M Temer. Et comme par hasard, nos amis de la COPAVI, ont comme une étrange sensation qu’il devient de plus en plus difficile de produire et exporter leurs produits (et donc la cachaça), tant les normes et contraintes légales s’intensifient, dictées par les grands groupes de l’agro-alimentaire... Pour eux, c’est clair : aujourd’hui le soutien à l’agriculture paysanne s’est largement estompé !!

    Donc voici le point de vue du mouvement des sans terre, sur la situation politique, et la criminalisation des mouvements sociaux en cours au Brésil.

    Pour en revenir à la Cachaça,

    Et bien la bonne nouvelle, c’est que ça y est, l’atelier de distillation est enregistré et en bonnes et dues formes par les autorités....
    La mauvaise nouvelle, c’est qu’à présent il faut faire certifier le produit, obtenir les autorisations d’exportation. Il reste encore beaucoup de paperasse, et les vacances d’été au Brésil approchent, ce qui risque de ralentir les délais déjà bien longs.

    Vous l’avez compris, pas de caïpirinha solidaire avant le printemps prochain ! Quand exactement ? On a envie de vous dire avril, mais en fait on n’en sait rien,

    alors vous vous demandez peut-être comment on peut vous tenir en haleine comme ça depuis 2 ans, et y croire encore.. ; Et bien tout simplement parce que nos amis de la COPAVI ne baissent pas les bras, qu’ils suivent le dossier, qu’ils remplissent chaque demande des autorités avec patience et volonté, et ne se découragent pas : donc nous non plus !

    Le problème, c’est que l’attente de la cachaça nous bloque aussi pour importer leur sucre complet Macsavo : il nous reste du 500g mais plus de 10kg ni 25kg depuis longtemps. Nous attendons une info de leur part sur les délais, mais peut-être ferons nous venir seul le sucre pour début 2017.

    Vous voyez, on insiste, on y croit : donc oui vous retrouverez ces produits sur notre nouveau tarif du 1er décembre, avec une date de disponibilité indicative.

    A votre Santé !

  • Nouvelle certification pour les produits Saldac

    Vous connaissez sans doute notre fournisseur Saldac, importateur de café, sucre, cacao, quinoa, fruits et jus de fruits exotiques depuis le Pérou. C’est notre plus gros partenaire aujourd’hui, et ils font un travail remarquable depuis plus de 15 ans maintenant en lien direct avec des petites coopératives de producteurs.

    Comme nous, membres du réseau Minga, Saldac prône un commerce équitable sur toute la filière, du producteur au consommateur, questionnant également les intermédiaires à la transformation et la distribution. Leur étroite relation avec les coopératives de producteurs, dans la durée, en allant les visiter chaque année, leur permet d’assurer une grande transparence sur l’origine de leurs produits et les conditions de production. Pour nous, dans ces conditions, une certification externe ne s’impose pas. Mais à la demande de certains de leurs clients, Saldac a donc fait le choix de certifier ses filières selon le cahier des charges de SPP / symbole des petits producteurs.

    Le café El Palomar, le chocolat El Inti et le sucre Panela sont donc d’ores et déjà certifiés : le logo apparaît déjà sur les emballage de café , ce sera prochainement le cas pour les autres produits.

    Voici leur message à cette occasion :

    « Comme annoncé précédemment dans notre lettre d’accompagnement du catalogue, nous avons donc décidé de faire certifier officiellement « commerce équitable » nos filières café, cacao et sucre de canne, suite à la demande de certains de nos clients.

    Même si depuis toujours notre politique à été dans le sens d’une démarche pour un commerce plus équitable, que ce soit au niveau des prix d’achat aux producteurs, du travail dans la durée avec nos partenaires, du choix de ceux-ci en fonction de la taille des exploitations, de leur organisation en coopérative ou en comités de producteurs …..mais aussi de la qualité de leur travail et de leur motivation, il nous a semblé pertinent d’avoir une reconnaissance que l’on puisse afficher sous forme de logo.

    Le système que nous avons choisi et qui représente le mieux notre démarche, est celui de SPP : Symbole des Petits Producteurs, un label qui appartient aux producteurs paysans organisés d’Amérique latine et qui semble aller dans le bon sens d’un commerce plus équitable. Même si certains critères ne sont pas au cahier des charges comme celui du réseau de vente par exemple, qui n’exclut pas la grande distribution, mais ceci est un autre débat….

    Car chez Saldac nous avons toujours décidé de soutenir les réseaux spécialisés, bio et autres militants pour un monde meilleur, pour le plaisir des papilles aussi ! nous n’avons pas créer des sous marques cachées pour mettre incognito et discrètement sur les étals de Carrouf’, et personne de peu fréquentable ne nous a racheté !!

    Ci-joint notre certificat

    Nous terminons encore quelques vieux emballages, mais peu à peu nos nouveaux packaging avec le logo SPP / Producteurs Paysans vont apparaître.

    Mi octobre pour le café, courant octobre / novembre /décembre pour les chocolats selon les recettes et fin novembre pour la panela. »

  • Samedi 11 juin - Terra Libra fête ses 10 ans !!

    Alors venez célébrer et festoyer avec nous !

    Voila donc une belle décennie d’écoulée, pendant laquelle nous n’avons pas retenu nos efforts pour construire notre projet, cette bien belle alternative, socialement responsable et aujourd’hui économiquement viable. Une décennie pour apprendre et comprendre afin d’affiner le modèle économique, une décennie pour partager et encourager d’autres projets et bien sûr une décennie de soutien aux paysans, ici et là-bas.

    Alors bien sur nous aurions aimer organiser une immense rencontre à la mesure de notre ambition pour ce nouveau monde à créer... pour se faire rencontrer les centaines de magnifiques personnes qui nous accompagnent et nous entourent depuis 10 ans !! Imaginez un peu tout ce beau monde partageant de si belles valeurs, réunis pour une si riche soirée d’échange, de partage et de folie.

    Alors voila, le temps nous aura encore manquer pour se consacrer à ce qui compte vraiment, mais on ne se résigne pas ! On fera donc ça en mode impro, auto-gestion, de la débrouille,

    Alors oui venez nous rejoindre, ça se passe Samedi 11 juin

    • A l’éco-Hameau Le grand Chemin
    • 2 rue les enfants du Paradis
    • 35250 Chevaigné

    à partir de 14h00, organisation du campement puis pendant l’après-midi "Chill Zona" avec notamment concours intergalactique de palets, concours de siestes, jeux pour les enfants, discussions inspirées et inspirantes, projections de film, lectures et expositions photos.

    Vers 18h00, Apéro et tapas solidaires avec prises de paroles à l’occasion des 10 ans de Terra Libra.

    A partir de 20h, barbecue autogestionnaire / auberge espagnole - chacun amène à manger, à boire et sa vaisselle !!

    Et pour finir en soirée musicale et festive : alors amenez vos instruments !

    Possibilité de campement sur place

    Cette journée/soirée est ouverte à tous, sous réserve d’inscription préalable - venez en famille ou avec vos amis - participation libre demandée.

    Pour confirmer votre venue ou toute information
    contact@terralibra.fr / 06 99 98 35 35

    Retrouvez l’invitation en pièce jointe

    Nous vous attendons nombreux pour ce bel événement...

    Au plaisir de vous voir !

  • Le mouvement des sans terre en vidéo 1/5

    Vidéo Mouvement des sans terre 1/5

    Vous le savez, Terra Libra est engagé depuis maintenant 10 ans aux côtés du Mouvement des sans Terre au Brésil, et notamment auprès de la COPAVI avec qui nous travaillons à construire des échanges équitables pour vous faire découvrir leur sucre complet mascavo et la fabuleuse cachaça Camponeses.

    Alors oui, pour déguster la cachaça, il faudra encore attendre, nous espérons la retrouver en septembre.

    mais en attendant, nous vous invitons à connaitre un peu mieux ce grand mouvement paysan en faveur de la réforme agraire, qu’est le mouvement des sans Terre.

    Nos amis de Frères des Hommes, association de solidarité internationale qui œuvre depuis 50 ans pour combattre la pauvreté, est un partenaire important du Mouvement des sans terre. Ils ont participé à de nombreux projets de développement, formation et agro-écologie au Brésil, et nous dévoilent une série de 5 petits films à la découverte du MST !!

    Et pour en pas être en reste sur la terrible situation politique que traverse actuellement le pays, nous vous invitons àconnaître la position du MST également.

  • Focus sur Id-Bio - riz basmati - épices - herbes aromatiques

    Le riz Taraori qualité supérieure

    La société Id-Bio, située à Perpignan, importe un savoureux Riz Basmati supérieur. Elle est en lien direct avec un groupe de producteurs dans l’état de l’Uttaranchal, au nord de New Delhi.
    Fortement impliquée auprès d’eux depuis sa création en 2009, Id-Bio favorise des relations de confiance et dans la durée, à un prix de marché défini par les producteurs.
    Ceux-ci se sont engagés dans une production biologique depuis des années et profitent d’un soutien technique en agronomie, ainsi que de la mutualisation du processus de transformation et de commercialisation.

    Nous vous proposons un riz basmati de qualité supérieure appelée Taraori, d’un grain plus petit mais plus charnu que le riz de variété habituelle (type Pusa1) ou originaire du Pakistan. Sa texture particulière, ses parfums délicats et sa belle tenue à la cuisson en font un riz basmati de grande qualité.

    Des épices .... des mélanges

    Les épices viennent pour partie des mêmes producteurs de l’Uttaranchal mais aussi d’autres fermes de l’Inde en fonction du climat. Différents groupes de producteurs sont organisés en réseau à travers le pays, toujours sur des projets d’agriculture paysanne, familiale et biologique, pour nous offrir une grande variété d’épices des plus belles couleurs....
    D’autres épices comme le cumin et la muscade sont très difficiles à trouver en Inde aujourd’hui ; leur origine est donc plus aléatoire.

    De ces épices naissent les délicieux mélanges curry, Garam Masala, Colombo et autres, confectionnés de manière très artisanale dans les Pyrénnées Orientales, avec la mention Nature et Porgrès

    Des herbes et des saveurs

    Dans un souci de proximité et de qualité, les herbes aromatiques sont sélectionnées auprès de coopératives de producteurs français ; le piment d’Espelette est cultivé par Benjamin Charron, producteur AOP Bio, membre de l’association IDOKI du Pays Basque, qui défend une agriculture paysanne sincère et citoyenne.
    Des herbes et des saveurs

    Ces produits sont nés d’une passion pour la culture indienne... qui se traduit aussi aujourd’hui par un soutien à l’association ACSI “Amis Catalans du Sud de l’Inde”, engagée pour améliorer les conditions de vie des enfants du Kérala et du Tamil Nadu via des parrainages, du matériel scolaire et des échanges culturels.

    Pour en savoir plus : www.id-bio.net

  • La Terre et l’Ombre - Ciné débat

    Affiche film la Terre et l’Ombre

    Le mardi 24 mai à 18h00 à l’Arvor (Rennes)

    Dans le cadre de la quinzaine du Commerce Equitable, notre collectif Ensemble Equitable, en partenariat avec le CD35, Rennes Métropole, la Ville de Rennes, les AMAP d’Armorique et Terre et Humanisme, organise un ciné débat ce mardi 24 mai à l’Arvor, avec le film la Terre et l’Ombre de César Acevedo.

    Ce film colombien, primé au dernier festival de Cannes, retrace l’histoire d’une famille de paysans dans la vallée du Cauca, envahie par la culture intensive de canne à sucre.

    " Alfonso est un vieux paysan qui revient au pays pour se porter au chevet de son fils malade. Il retrouve son ancienne maison, où vivent encore celle qui fut sa femme, sa belle-fille et son petit-fils.

    Il découvre un paysage apocalyptique : le foyer est cerné par d’immenses plantations de cannes à sucre dont l’exploitation provoque une pluie de cendres continue. 17 ans après avoir abandonné les siens, Alfonso va tenter de retrouver sa place et de sauver sa famille."

    C’est un film dramatique et fort, qui nous invite à réfléchir à la construction d’un nouveau modèle d’agriculture, porté sur le respect de l’homme et son environnement.

    Il sera suivi d’un débat sur « Les alternatives à l’agriculture intensive ici et là-bas » avec Jacques Caplat, agronome et co-auteur avec Pierre Rabhi de « L’agroécologie, une éthique de vie », Gilles Simonneaux, producteur local et Thomas Burel, d’Ensemble Equitable

    Nous vous attendons nombreux !

    Le collectif Ensemble Equitable rassemble différents acteurs du Commerce Equitable d’ille et Vilaine : Artisans du Monde Rennes et St Malo, Bretagne Commerce Equitable Nord Sud, A-Com - les cafés du CAT de Bain de Bretagne, Fair-is et Terra Libra

  • Marche mondiale contre Monsanto - 21 mai 2016

    Marche mondiale contre Monsanto - affiche

    pour la transparence alimentaire et la protection de la santé

    Le 21 mai 2016, pour la 4ème année consécutive, des citoyens du monde entier feront converger leurs luttes contre Monsanto et les multinationales de l’empoisonnement, lors d’une journée mondiale de marches et d’actions.

    La Marche mondiale contre Monsanto (MaM) n’a pas vocation à se limiter à une simple marche, ni à un seul jour de mobilisation : il s’agit surtout d’un événement citoyen et militant, autogéré localement par les personnes qui s’en emparent et qui s’organisent, dans une logique horizontale de convergence et de non-violence, afin d’assurer la participation du plus grand nombre.

    Pour les Bretons, nous sommes toutes et tous attendus,

    A LORIENT sur le Quai des Indes , près du port de plaisance . La marche partira à 14h.

    " L’année dernière, plus de 2500 personnes défilaient dans les rues de Lorient pour dénoncer la multinationale Monsanto.
    Lorient est une véritable porte d’entrée des OGM en France. En effet ce sont 660 000 Tonnes de soja OGM qui arrivent au port de Lorient par an . Ce soja est consommé par les volailles et le bétail français pour se retrouver dans nos assiettes sans traçabilité, ni étiquetage. Nous et nos enfants en consommons certainement tous les jours sans le savoir, alors que 80% de français sont opposés aux OGM. "

    https://www.facebook.com/events/1691271307783115/

    A RENNES Rendez-vous sur le Mail François Mitterrand le 21 Mai à 12h00 pour le Banquet "Plat de Résistance". Il sera suivi d’une Marche digestive et militante à 14h30
    Résistante aux OGM en Bretagne et ailleurs !

    Nous vous invitons à ramener votre pique-nique mais en cas d’oubli nous vous proposerons quelques préparations culinaires !

    https://www.facebook.com/events/784362171700311/

    Résistante aux OGM en Bretagne et ailleurs !

    http://combat-monsanto.org/spip.php?article1074

  • En 2016 on construit Demain

    Ouh que l’année 2015 fût sombre !! Comment garder l’espoir devant tant de violence, de rejet de l’autre, d’analyse du monde à l’emporte pièce, de gesticulation politique ?

    Comment agir quand les grands sommets internationaux ne brassent que du vent ou presque, quand le droit de vote ne permet pas de transformer le monde, quand les révolutions se font sans cesse rattraper ?

    Et bien c’est encore et toujours la même option qui s’offre à nous ! Construire notre autonomie, à côté, en marge, inventer, créer ensemble ce qui est déjà le monde de demain.

    DEMAIN justement… voila une belle occasion de se réjouir. Un grand merci à Mélanie Laurent, Cyril Dion et leur équipe qui au travers de leur documentaire dépassent l’optimisme pour nous ouvrir les yeux sur ce qui existe déjà et nous inviter à le renforcer. http://www.demain-lefilm.com

    Alors pour 2016 qu’est ce qu’on se souhaite ? Oui d’accord la santé, des beaux projets et tout ça….

    Mais on se souhaite surtout la confiance et l’énergie pour faire avancer ces merveilleuses alternatives, avec joie et fraternité. Et parce que Demain a déjà commencé, parce que c’est Aujourd’hui, dès à présent agissons ensemble, pour

    • Renforcer l’agriculture paysanne et biologique, parce qu’elle est à même de nourrir le monde
    • Soutenir les énergies renouvelables, parce que la fin de l’ère des énergies fossiles ne fait plus de doute
    • Repenser une Education qui favorise la créativité et l’intuition de nos enfants, car ils sont ce que sera demain
    • Défendre notre citoyenneté et notre humanité, pour que notre voix soit entendue et respectée

    Alors oui, le chemin est encore long, mais si on regarde bien, en fait on a déjà gagné. L’élan citoyen ne pourra être arrêté ! Les colosses ont des pieds d’argiles et chaussent des Godillots pour les cacher.

    Merci à vous toutes et tous qui nous accompagnez tout au long de l’année.
    Vous êtes des centaines de projets d’avant-garde, votre effervescence nous renforce et nous nourrit.

    L’Equipe Terra Libra

  • Retour sur les rencontres européennes des importateurs de café zapatiste

    Un Week-End, festif, solidaire, et studieux !

    Au début du mois de décembre dernier, nous avons organisé avec nos amis du Pot commun – Le café de la Pente à Rocherfort en terre (56) les rencontres annuelles des importateurs européens de café zapatiste.

    Chaque année, c’est l’occasion pour nous et les autres collectifs européens de nous retrouver, d’échanger sur l’actualité au Chiapas, les contraintes et difficultés vécues par les producteurs de café et les coopératives, et de préparer ensemble les contrats d’importation pour la récolte de l’année à venir.

    Notre collectif, appelé RedProZapa, rassemble une dizaine de groupes de différents pays, avec des modes organisationnels variés : coopératives, entreprises du Commerce Equitable ou groupes militants auto-gérés…, de Rennes, Paris, Marseille, Barcelone, Turin, Hambourg, Athènes, Zurich, Bruxelles, et des pays scandinaves. C’est un joyeux meltingpot ! avec aussi de profonds désaccords, car chacun vient avec sa culture politique et son regard sur le mouvement zapatiste ; mais tous avons en commun, l’écoute, le respect de l’autre, l’engagement en faveur du projet zapatiste et la volonté de renforcer l’autonomie au Chiapas comme chez nous.

    Cette année encore, les récoltes annoncées sont très faibles, car la maladie appelée « la Rouille » frappe lourdement ces zones de culture. Les coopératives tentent de lutter au mieux contre les avancées de la rouille qui assèche et tue les caféiers. Avec notre soutien, elles ont pu s’équiper en pulvérisateurs et cuves pour traiter sans produits chimiques les caféiers malades avec du souffre ou des micro-organismes. C’est un travail long et fastidieux qui implique de passer à plusieurs reprises dans les plantations auprès de chaque caféier, et de faire parvenir tout ce matériel dans des zones parfois très reculées. Mais grâce à ces efforts, la maladie s’affaiblit et les récoltes devraient être un peu meilleures cette année.

    Le café zapatiste est aujourd’hui issu de 2 coopératives, Yachil (caracol d’Oventik), Yochin (caracol de Morelia) et des producteurs du caracol de Roberto Barrios. D’autres producteurs cultivent du café dans d’autres zones, mais ils ne sont pas organisés pour assurer l’exportation et ne peuvent donc que vendre aux intermédiaires locaux (dits les Coyotes). L’enjeu pour le collectif est donc d’assurer l’importation de café disponible dans les meilleures conditions possibles. En ces périodes de faibles récoltes, nos échanges portent beaucoup sur la possibilité de se répartir le café disponible, de mutualiser l’importation, et de définir un prix juste et le plus élevé possible pour les producteurs (cette année 95 pesos le kg de grain vert, soit 4.78 €).

    Ce Week End était aussi un temps de rencontre et festif avec un concert de soutien à la lutte zapatiste – Un grand merci aux superbes Chorales Amzerzo et les Chantales et au duo bien pêchu The Blue Butter Pot !,

    et une projection débat pour mieux comprendre le mouvement zapatiste aujourd’hui.

    Un grand merci à nouveau au café de la pente qui nous a formidablement accueillis.

    Grâce à votre présence et votre énergie, c’est une cagnotte de 600 € qui a pu être collectée et transmise à la Coopérative de café Yochin pour participer au financement de sa certification biologique.

    Aujourd’hui nous finalisons les contrats d’achat 2016 pour envoyer 50% en préfinancement. Les producteurs sont en pleine phase de récolte, et le café devrait arriver chez nous pour le mois de juin.

    Aujourd’hui comme hier, en achetant les cafés zapatistes, en Bretagne, à Barcelone ou Athènes, vous contribuez à soutenir l’autonomie des paysans des communautés indigènes de Chiapas, qui depuis 20 ans s’organisent et se renforcent, améliorent leurs conditions de vie et leur dignité !

  • Pour nous c’est définitivement NON

    L’association Minga nous invite, nous acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire, à nous associer au collectif d’organisation de la société civile animé par la ligue des droits de l’Homme, pour dire Non à la Gouvernance de la peur !
    en signant et faisant signer la pétition "pour nous c’est définitivement Non"

    Le chagrin, l’émotion et l’effroi ne doivent pas nous faire oublier la part de responsabilité de nos modèles économiques financiarisés et de nos modes de vie énergivores sur les conflits présents et à venir. Le réchauffement climatique, la perte de la biodiversité alimentent de manière croissante la dangerosité du monde. Désigner un ennemi héréditaire, stigmatiser une population, réduire la citoyenneté à la nationalité et ériger des barrières de fils de fer barbelés, c’est manquer totalement de sang froid et de discernement sur les forces en présence. Croire que la lutte contre le terrorisme pourra faire l’économie d’un investissement de grande ampleur dans le développement durable et la démocratie de proximité dans tous les territoires en souffrance et en guerre, c’est manquer totalement de lucidité.

    Parce que chacun sait que les problèmes sont complexes, parce qu’ils prennent racine ici et ailleurs, partout où des êtres humains ne peuvent pas se contenter d’une vie sans espoir, c’est le renforcement de la démocratie qui doit être à l’œuvre et non son affaissement.

    Parties prenantes de la société civile, porteurs d’un projet politique de démocratie économique et d’émancipation des personnes, les acteurs de l’économie sociale et solidaire sont particulièrement concernés par toute forme de régression démocratique.

    Nous appelons tous les acteurs de l’économie sociale et solidaire (citoyens, organisations, associations, coopératives, mutuelles, instances, élus) qui aspirent, au delà des contraintes de gestion, à son changement d’échelle, à s’associer au collectif d’organisations de la société civile animé par la ligue des droits l’Homme en signant et en faisant signer la pétition « pour nous c’est définitivement non ».

    le 18 janvier 2016

    L’association Minga - Faire ensemble, la coopérative Hôtel du nord, l’agence Ekitour

    article publié dans le Blog de Minga de Médiapart : https://blogs.mediapart.fr/minga-faire-ensemble/blog/180116/renforcer-la-democratie-pour-reduire-toutes-les-formes-dinsecurite

  • Bienvenue Catherine

    Catherine et de drôles de bons hommes

    Et oui, pris dans les bourrasques de l’automne, nous n’avions pas trouvé le temps de vous présenter Catherine alors on y remédie !

    Elle est avec nous depuis le mois d’octobre et prend donc la suite de Céline qui est partie pour d’autres aventures personnelles.

    Ceux qui aurons déjà eu le plaisir de parler à Catherine au téléphone vous le confirmerons, elle a le sourire dans le voix, toujours de bonne humeur, à 200% ! Elle est donc à votre écoute, prête à vous conseiller sur vos commandes, et à répondre à vos questions (tous les jours sauf le mercredi et vendredi après-midi).

    Catherine est diététicienne de formation, cuisiner elle adore ça, et en bio c’est encore mieux. Avec un peu de chances elle voudra bien partager avec nous quelques recettes à base de nos bons produits.

    Merci Catherine, on est supers contents de t’avoir avec Nous !

    (no comment sur la photo SVP), on fera mieux la prochaine fois.

  • Cachaça, attendre encore !!

    La cachaça en fûts

    Mais que ce passe t’il donc ?? La cachaça est encore en rupture ?

    Et oui, que dire... Nous pensions vraiment avoir fait le plus difficile en participant à la relance de la production en 2014. Cette fois c’était sur, la cachaça allait couler à flots. Ce qu’elle a fait d’ailleurs.

    Mais pour notre deuxième commande, début 2015, ça s’est assez vite compliqué. Car les cuves étaient déjà vides. Nos amis de la COPAVI avaient trouvé des bons débouchés sur leur marché local et n’avaient pas encore distillé une nouvelle cuvée. Pas de souci, le matériel marche à merveille, et de la bonne canne à sucre ce n’est pas ce qui manque.

    Aussitôt dit, aussitôt fait, en quelques jours seulement, début avril le nouveau nectar était prêt. Mais attention, pour avoir une bonne cachaça, il nous faut attendre un minimum de 6 mois qu’elle se repose et vieillisse dans son fût ! Et donc voila qu’en octobre la coopérative était prête à embouteiller et exporter jusqu’à nous.

    Mais voila, les choses se compliquent encore. Nos amis de la COPAVI avaient omis de demander un renouvellement de leur autorisation de distillation. C’est un organisme de contrôle brésilien qui vient homologuer pour 10 ans les installations pour s’assurer de la qualité de l’alcool produit et éviter la vente d’alcool frelaté !

    Donc nous voila en novembre dernier, alors que nous vous avions promis d’avoir la cachaça avant les fêtes de fin d’année, avec un retard indéfini... Et nous sommes encore entrain d’attendre cette visite de contrôle, qui ne doit être qu’un simple formalisme, mais qui est essentielle avant l’exportation... Et au Brésil, en ce moment c’est l’été, les vacances, le Carnaval, donc forcément les choses avancent doucement.

    Nous en sommes là, dans l’attente de cette visite d’homologation, que l’on espère rapide, peut être en février, pour recevoir enfin la cachaça 2 mois plus tard.

    Et le souci, c’est que l’on attend la cachaça pour faire venir le sucre complet Mascavo avec. Il nous reste du sucre en 500g, mais déjà plus de vrac.

    Voila, vous savez tout ! On attend, encore.
    Mille excuses aux fans de ces bonnes choses, et à tous ceux qui soutiennent avec nous le projet politique du mouvement des sans terre, et sa concrétisation dans les coopératives de producteurs.

    On vous tient au courant pour la suite !

  • Week-end Zapatiste au café de la Pente - Rochefort en Terre (56)

    Zapatistes12

    En marge du rassemblement des importateurs européens de café en soutien aux coopératives zapatistes du Chiapas (Mexique),

    Le café de la Pente et Terra Libra vous invite chaleureusement au

    Concert de soutien samedi 5 décembre à partir de 19h00
    Avec les chorales Amzerzo et Les Chantales
    et The BlueButter Pot (Blues – Folk – Rock)

    Rencontre et débat avec les comités de soutien à la lutte zapatiste dimanche 6 décembre 15h00

    Prix libre : Tous les bénéfices seront reversés sur un projet auprès des communautés zapatistes

    Où en est le mouvement zapatiste aujourd’hui ??

    En 2014, le mouvement zapatiste célébrait ses 20 ans d’existence, ou du moins le soulèvement des communautés indigènes et la construction de leur autonomie. Après des années de préparation et de consultation des paysans de cette zone reculée du Chiapas, leur lutte pour la reconnaissance de leurs droits et de leurs cultures se révélait au grand jour ce 1er janvier 1994, jour de l’entrée en vigueur des accords de libres échanges Nord-Américains tant contestés.

    Lutte emblématique d’un mouvement altermondialiste, la lutte zapatiste représentait un espoir pour la construction d’un monde plus juste, à l’écoute du peuple, où chacun prendrait sa part pour dessiner une société respectueuse des individus, du collectif, de la terre…

    Depuis 20 ans les excès du capitalisme financier n’ont fait que s’accentuer, mais les luttes paysannes se sont renforcées, et fédérées. La confrontation entre ces forces est plus que nécessaire. Les peuples défendent leur terre, l’agriculture familiale pour nourrir le monde, pour assurer leur survie. Mais le rapport de force est biaisé, les leviers politiques sont absents, inefficaces, avec toujours un temps de retard sur notre vision du monde.

    C’est pour cela que la construction d’alternatives est notre chemin… permettant de montrer ce qui est possible !! Le mouvement zapatiste est une alternative parmi d’autres, mais d’une ampleur particulière. Depuis plus de 20 ans des milliers de personnes ont retrouvé une dignité et ont pu se réinventer un présent, avec plus d’éducation, plus de santé, plus de solidarité… Et une véritable conscience collective.

    Depuis 15 ans l’association EsperanZA d’abord, et Terra Libra ensuite, nous apportons notre soutien aux communautés zapatistes. D’autres collectifs se sont créés un peu partout dans le monde, en France, pour faire connaitre le mouvement, expliquer sa pensée, et l’appuyer sur le plan économique ou politique.

    Avec d’autres, nous avons choisi de renforcer les coopératives zapatistes de cultivateurs de café, par l’importation et la distribution de leur café. D’Allemagne, de Suisse, d’Italie, de Grèce, de Scandinavie, d’Espagne, de Belgique et de France, nous sommes une 15aines de groupes rassemblés en réseau pour coordonner nos actions en faveur des coopératives.

    Et chaque année nous nous retrouvons pour apporter des réponses collectives aux difficultés que doivent affronter les cultivateurs : maladies et baisses des récoltes, préfinancement et prix d’achats, quantités disponibles pour la récolte à venir…

    Cette année, nous nous retrouvons au café de la pente le WE du 5 et 6 décembre. L’association Le Pot Commun, toujours mobilisée sur les luttes, a bien souhaité nous accueillir !! 2 jours de réunions de travail entre nous, mais aussi des temps d’échanges à partager avec vous. Alors venez nombreux au

    • Concert de soutien - samedi 5 décembre à partir de 19h00
    • Et au débat publique - dimanche 6 décembre à partir de 15h00

    Des gens très actifs aux côtés des communautés zapatistes pourront partager avec vous leur engagement, les avancées du mouvement et les luttes qui restent encore à mener…

    www.terralibra.fr
    http://www.lepotcommun.com/

  • Changeons le Système - pas le Climat !!

    Alternatiba Rennes, samedi 27 juin, Esplanade Charles De Gaulle

    10h00 - 22h00

    Alternatiba est une dynamique citoyenne positive qui a vocation à mettre en lumière et démocratiser des alternatives locales concrètes répondant aux crises climatique et socio-économiques

    Alors venez nombreux participer et découvrir le village des alternatives
    Avec
    + de 60 organisations participantes
    + de 20 conférences
    des animations en folie...

    Et 4 concerts en participation libre

    Mais surtout pour finaliser tout cela,

    Alternatiba à besoin de vous pour exister !

    Alors vous aussi, avec nous, mobilisez-vous pour rendre cela possible,

    Nous favorisons le financement citoyen !
    Aider financièrement la contruction d’Alternatiba

    ET nous recherchons des bénévoles pour la tenue de la journée ;.. toute la journée ou simplement 2 heures, inscrivez-vous ici !

    ET partagez sur les réseaux sociaux, pour faire vivre cet événement
    https://www.facebook.com/events/794627903977744/

    Une belle journée de convergence citoyenne nous attend !

    Tous à Alternatiba Rennes

  • NOUVEAUTE : Le petit épeautre cuisiné

    Ca y est, après quelques semaines d’attente, le voila en route pour nos assiettes ; il devrait être là à la mi-avril.

    Renaud Suquet est un producteur de céréales de variétés anciennes et locales, fortement engagé dans le réseau semences paysannes et auprès de l’association Kokopelli pour la sauvegarde et le partage des semences traditionnelles. Il cultive des blés anciens et plus particulièrement le Petit Epeautre (aussi appelé Engrain ou Triticum monococcum) sur une quarantaine d’hectares de terres dans le Minervois, une belle garrigue près de Béziers . La terre est aride, les rendements assez pauvres, mais la qualité nutritive et gustative de son Petit Epeautre est remarquable !!

    Renaud commercialise les variétés de blés tendres qu’il moissonne auprès de meuniers locaux. Pour le petit épeautre, il favorise au maximum une distribution en circuit court auprès de magasins Bio et de cantines scolaires. Habité par ses convictions, il remue ciel et terre pour que les agriculteurs locaux en bio puissent vendrent dans les cantines.

    Depuis peu il a donc développé cette n ouvelle gamme de Petit Epeautre cuit, nature, au curry, aux fines herbes et même sucré à la vanille pour le petit-déjeuner, le goûter ou le dessert ! Quand on sait qu’il faut près de 50 minutes pour cuire cette céréale exceptionnelle, l’idée de le proposer prête à consommer est intéressante ; Et les valeurs nutritives sont nombreuses !!

    Le petit épeautre : une céréale exceptionnelle

    Le Petit Epeautre, c’est "le caviar des céréales". Il a la particularité de bien nourrir, avec une petite quantité de grains, tout en nettoyant l’organisme. Il est riche et équilibré en éléments minéraux : 4 fois plus de magnésium que le riz brun, 5 fois plus de phosphore que le soja. Cent grammes d’engrain apportent l’équivalent en calcium de 2 verres de lait. Sa teneur en protéines apporte les huit acides aminés essentiels dans le régime alimentaire quotidien d’un adulte. Il est plus riche en vitamines B1 et B2 que le blé. Il contient aussi plus de protéines, de graisses, de fibres brutes que le blé et également des glucides particuliers qui jouent un rôle important dans la coagulation du sang et stimulent le système
    immunitaire.

    Il se distingue enfin par sa très faible teneur en gluten , il est généralement bien toléré par les personnes perturbées par cette protéine n’ayant pas subi de modification.

    Composition pour 100g : Protéines 12.9g Fibres10.3g Magnésium 120mg Phosphore 440mg /Calcium 100mg Lipides
    3.47g Valeur énergétique : 375 kcal Glucides 72.73g

    Alors découvrez notre nouvelle gamme de Petit Epeautre, du Sud de la France, en direct de chez Renaud Suquet, paysans dans le Minervois ;

    • Petit Epeautre cuit nature en pot de 360g
    • Petit Epeautre cuit curry en pot de 180g
    • Petit Epeautre cuit herbes de provence en pot de 180g
    • Petit Epeautre cuit dessert - sucré vanille en pot de 180g
  • La Bio Piratée : comment agir ?

    S’il nous fallait encore des raisons pour acheter des produits bio-locaux, transformés de manière artisanale, à la ferme ou par des petites entreprises familiales, indépendantes, en dehors de la grande distribution, créant de l’emploi et une activité économique territoriale, alors Dominique Guillet de l’ Association Kokopelli nous amène encore à réfléchir (et agir) avec son dernier article sur la Bio-piratée...

    Nous le voyons bien, depuis plusieurs années et au fur et à mesure du développement des ventes de produits biologiques, nombre de grandes marques (transformateurs, grossistes, distributeurs) se concentrent, se rachètent et se font racheter par des grands groupes... et pas toujours de la bio.

    Car la grande récupération continue, et c’est le même refrain que pour les marques conventionnelles depuis des décennies : Ces marques historiques et emblématiques tombent aux mains de l’industrie agro-alimentaire transnationale , des bio-technologies , et maintenant des fonds d’investissements à la recherche du profit à court terme.

    Et ce mouvement s’accélère, après la dite crise des Sub-primes, le plongeons des investissements dans l’immobilier, ces mêmes fonds d’investissements se sont tournées vers la spéculation sur les denrées alimentaires, l’accaparement des terres et l’agriculture contractualisée.

    Alors encore une fois, il nous faut être vigilant au moment de faire nos achats . Consommer Bio, c’est essentiel, pour le respect de la terre, des personnes qui nous nourrissent et de son corps, mais malheureusement cela n’est plus suffisant pour peser sur le système économique mondial, pour freiner sa course aliénante de l’humanité.

    Pour agir véritablement, il nous faut soutenir une agriculture paysanne, familiale, de proximité , acheter à des producteurs ou petits transformateurs, et se poser une seule question : A qui est-ce que je veux donner mon argent.

    Il ne s’agit pas non plus de rejeter toutes les grandes marques, mais bien de savoir faire le tri . Si vous ne souhaitez plus donner votre argent à des fonds d’investissements aveugles, des sociétés transnationales opaques, alors vous pouvez vous informer, et lire la remarquable enquête de Dominque Guillet :

    https://kokopelli-semences.fr/quoi_de_neuf/bio_pirate

    Les tentacules de la finance et du profit à court terme s’étendent partout, mais la créativité bienfaisante et juste de l’humanité se déploie également et leur fait face, à nous de l’encourager.

    Au passage, un petit rappel pour le 23 mai et la Marche contre Monsanto pour la Souveraineté Alimentaire à Rennes

  • Fest Noz / Tinga Neere le 24 avril à La Cité à Rennes

    Si vous aimez sautiller sur le parquet Gallo, notez bien la date du vendredi 24 avril à la salle de La Cité à Rennes.

    L’association Ingalan vous invite à venir danser en soutien aux programmes d’actions de Tinga Neere "Terre Meilleure" en faveur de l’ agro-écologie et de la souveraineté alimentaire en Afrique Sahélienne.

    Terra Libra est partenaire de Tinga Neere : nous avons à ce titre contribué au financement de formations sur la technique SRI (Système de Riziculture Intensive) qui permet un meilleur rendement sur la culture du riz avec jusqu’à 2 fois moins d’eau et 9 fois moins de semences.

    Fest Noz avec les groupes

    Hiks - Bivouac - Le Bozec / Sibéril - Le Dour / Bodros

    Nous vous attendons nombreux !

    Entrée 6 €

  • Hautes Terres au Ciné TNB le 26 avril

    Film Hautes Terres

    Terra Libra vous invite à participer à la projection du film Hautes Terres de Marie Pierre Bretas le dimanche 26 avril à 18 heures au Ciné TNB rue St Hélier à Rennes (vost 1h27)

    "Dans le Nordeste du Brésil, Vanilda, son mari Antonio et une vingtaine d’autres familles de paysans obtiennent une propriété après avoir passé quatre années à lutter avec le soutien du syndicat des sans terre. Mais sur ce territoire hanté par la sècheresse, la gestion collective des terres et de leurs maigres ressources s’avère une aventure difficile. Armés de la seule force de leurs bras, ils vont construire dans cette réalité désolée, une société rêvée comme une utopie"

    Cela n’est pas sans faire écho de l’expérience traversée il y a 20 ans par les familles de la COPAVI avec qui nous travaillons aujourd’hui pour l’importation de cachaça artisanale et de sucre mascavo . Elles aussi, parties de peu de chose, une terre à cultiver, se sont organisées collectivement pour bâtir ensemble une communauté de vie et parvenir quelques années plus tard à une certaine autonomie alimentaire et une gouvernance riche de justice sociale. Car si les choses prennent du temps, les conquêtes sont belles.

    A l’issue de la projection un débat aura lieu en présence de MP Bretas, la réalisatrice et Gilles Marechal de l’association Amar

    Dégustation de Cachaca (Terra Libra) et de jus de pommes (amis de Jucaral) offerte

    Cette projection est mise en place en partenariat avec Terra Libra, AMAR et Collectif Brésil

    entrée : tarif habituel de la salle

  • Bienvenue à Tony

    Voila donc Anthony, dit Tony, qui vient compléter l’équipe...

    Tony, c’est la quarantaine, dont une bonne 20aine d’années engagé dans l’agriculture biologique. Après avoir travaillé plusieurs années aux côtés des maraîchers bio de Séné, il est passé par le magasin Biogolfe de Vannes avant de rejoinde la région Rennaise et de se renconvertir dans l’Eco-Construction, les enduits Terre et Chaux.

    Ouuf, on avait besoin de renforts ! il sera donc avec nous pour les préparations de commandes et effectuer les livraisons sur Rennes, Vannes, Lorient, Quimper.

    Merci encore pour votre soutien, c’est grâce à vous que nous pouvons faire vivre notre projet pour une agriculture paysanne / une économie équitable, et créer des emplois qui ont du sens...

  • A Déguster ou pour offrir

    Découvrez notre cachaça artisanale

    Offre pour les fêtes : 21 € la bouteille

    La Cachaça Camponeses (Paysans en portugais) est une eau de vie de canne à sucre obtenue après fermentation et distillation du vesou, le jus de canne pressée. Proche d’un rhum agricole, elle doit ses saveurs douces et fruitées à une fabrication artisanale ne gardant que le coeur de la distillation et une mise au repos d’un minimum de 6 mois en fûts de chêne.... vous y découvrirez des arômes fruités insoupçonnés.

    Un cadeau idéal à déguster avec modération

    mais pour soutenir avec force l’agriculture paysanne et la lutte pour l’accès à la terre

    La cachaça Camponeses est produite selon des techniques agro-écologiques par les paysans de la COPAVI (Coopérative de producteurs agricoles Victoria), une coopérative collectivisée du Mouvement des Sans Terre , dans l’état du Parana, dans le sud du Brésil. Né en 1984, le Mouvement des Sans Terre (MST) lutte pour une réforme agraire et l’occupation de terres non exploitées par des paysans qui en sont privés. Basé sur le slogan « la terre appartient à celui qui la travaille », le MST organise l’occupation de terres et le développement des communautés qui s’y installent.

    Créée en 1993, la COPAVI est issue d’une de ces occupations de terres de grandes propriétés foncières non exploitées. Dès le départ, les familles installées décident d’en faire un projet totalement collectif. Aujourd’hui, les membres des 22 familles qui composent la COPAVI sont associés de la coopérative et expérimentent ensemble une organisation du travail et de gouvernance axée sur la
    justice sociale. Loin des cultures d’exportation, ils visent avant tout l’autonomie et l’autosuffisance avec un cheptel d’élevage et une production variée de fruits et légumes destinés à nourrir la communauté.

    Depuis sa création en 2006, terralibra est un partenaire important de la COPAVI à travers l’ importation de la cachaça et du sucre complet mascavo. Importateur et distributeur de produits d’épicerie en Commerce Equitable et Bio-local , terralibra participe à sa mesure à renforcer les luttes paysannes contre l’accaparement des terres et les dérives de l’agro-business.

    Si cette cachaça n’a pas de certification biologique officielle , la production de canne à sucre respecte le cahier des charges d’Ecovida, un système de certification associatif et indépendant reconnu au brésil qui garantit la qualité biologique des petites productions paysannes à la manière de Nature et Progrès en France.

    Pour vos commandes, la livraison ou l’enlèvement dans nos locaux (Thorigné Fouillard / 35)

    Contactez nous directement par mail ou au 02 99 37 14 00

  • Elections au Brésil : les 5 propositions du Mouvement des sans Terre

    Photo MST

    Nous sommes dans l’entre deux tours des éléctions présidenteilles brésiliennes, où Dilma Rouseff, présidente sortante et candidate du PT (Parti des Travailleurs), semble bien placée pour l’emporter.

    Mais depuis les désillusions quant aux volontés réformatrices du PT lors de la présidence de Lula, le MST ne s’affiche plus véritablement comme un allié sans faille du parti. C’est donc à l’ensemble des candidats que le mouvement s’est adressé portant 5 propositions majeures à leur attention :

    • Lutte pour une Assemblée Constituante exclusive de réforme politique.
    • Démocratiser la terre pour les Sans Terre.
    • Pour un plan de production d’aliments sains.
    • Education et culture en zone rurale, comme lieu agréable de vie.
    • Construire un projet populaire pour le Brésil.

    Retrouvez le détail de ces 5 propositions du Mouvements des Sans Terre , sur le Blog des amis du MST

    Et ces élections ne sont pas que présidentielles... Elles concernent aussi les gouverneurs, les députés fédéreaux, régionnaux, des sénateurs. Et là le MST dénonce de tout bord la proximité entre les élus et les ruralistes, ces représentants de l’Agro-businness qui demandent plus d’infratrsuctures, plus de flexibilité, plus de contraintes à l’occupation des terres, et moins de protection pour les terres indigènes et zones de protection environnementale. Au Congrès National, ce sont aujourd’hui 76 députés qui s’affichent comme représentants de l’Agro-Business, contre seulement 7 soutenant les paysans sans terre . Le MST dénonce aujourd’hui l’enrichissement de certains candidats ruralistes qui parviennent à mutliplier par 4 leur patrimoine, le temps d’une mandature.

    Le Syndicat des Travailleurs ruraux sans terre, le MST, est aujourd’hui un mouvement très large, le plus gros mouvement paysans d’Amérique Latine, un des fondements de la Via Campesina. Il existent des points de désaccords en interne, certaines actions et positions peuvent être critiquées, mais dans cette cacophonie politique, leurs revendications sonnent justes et leur cri raisonne encore !

    La terre à ceux qui la travaillent...

  • Tinga Neere : agro-écologie en Afrique Sahélienne

    Vous avez peut-être participé à la conférence organisée à Rennes en octobre 2013 par l’association Ingalan sur les risques d’une urgence nutritionnelle et écologique en Afrique Sahélienne.

    Marc Dufumier et René Billaz , 2 ingénieurs agronomes spécialistes des cultures en zones tropicales, nous ont sévèrement alerté sur l’ urgence humanitaire de ces régions. Le constat est alarmant, avec une très forte dégradation des terres arables et l’accaparement des meilleures terres par des entreprises-Etats vouées à la culture d’exportation. Ceci couplé à une très forte poussée démographique, les perspectives sont bien sombres pour les petits agriculteurs et éleveurs du Burkina Faso ou d’ailleurs, pour assurer leur sécurité alimentaire, lutter contre la dégradation de leur environnement et contribuer au financement de l’éducation de leurs enfants.

    Mais les solutions existent !

    Et parmi elle, l’agro-écologie , qui comme l’annonce l’ONU via son rapporteur spécial pour l’alimentation, Olivier De Sutter, pourrait aller jusqu’à doubler la production agricole en 10 ans ...

    Merci à Tinga Neere \"Terres Meilleures\" , qui porte aujourd’hui différents programme de promotion, de développement et de formation en agro-écologie au Burkina Faso .

    L’association s’appuie sur des initiatives locales pour mettre en place des actions d’agro-foresterie, de plantation de légumineuses, de compostage, ou encore de productions biologiques.

    « A l’heure actuelle, les actions menées au Burkina Faso ont permis de planter 2000 arbres fertilitaires ou encore de former 60 personnes à la technique du SRI (rendements multipliés par 2,5). »

    Terra Libra s’est engagé récemment au côté de Tinga Neere , avec le financement partiel d’une formation en culture à haut rendement du riz Burkinabais. Et nous sommes à l’étude pour élargir notre engagement sur ces programmes, sur l’étuvage du riz avant importation, ou encore sur le sésame.

    Retrouvez plus d’informations dans les PDF ci-joints

  • Le Mouvement des Sans Terre au Cinéma

    Film Hautes Terres

    Comment porter un autre regard sur le Brésil sans aborder la question de l’accès à la terre et l’agriculture paysanne ?

    Le Mouvement des Sans Terre sera à nouveau mis en lumière mais cette fois avec la sortie d’un très beau long métrage, le film "Hautes Terres" , qui sera projecté en Avant Première au festival du film Brésil en Mouvements le 8 octobre prochain à 20h00 au Cinéma La Clef à Paris 5°.

    « Dans le Nordeste du Brésil, Vanillon et son mari Antonio, ainsi qu’une vingtaine de familles paysannes, obtiennent une propriété après avoir passé quatre ans à lutter dans un campement avec le soutien du mouvement des sans terre. Mais la gestion collective de la terre se révèle finalement être une aventure plus exigeante encore que la conquête ! »

    Merci à Marie-Pierre Brêtas , la réalisatrice, pour ce beau témoignage, pour nous laisser pénétrer dans la dure réalité de cette famille et percevoir les difficultés de la construction d’un Assentamento. Le chemin est long, la terre est aride, mais l’espoir est permis !

    Car cela n’est pas sans faire écho de l’expérience traversée il y a 20 ans par les familles de la COPAVI avec qui nous travaillons aujourd’hui pour l’importation de cachaça artisanale et de sucre mascavo . Elles aussi, parties de peu de chose, une terre à cultiver, se sont organisées collectivement pour bâtir ensemble une communauté de vie et parvenir quelques années plus tard à une certaine autonomie alimentaire et une gouvernance riche de justice sociale. Car si les choses prennent du temps, les conquêtes sont belles.

    Terra Libra est tout naturellement partenaire de l’association Autres Brésils et de son festival Brésil en Mouvements , et plus particulièrement du film Hautes Terres de Marie Pierre Brêtas .

    Alors à vos agendas !

    Pour les parisiens,

    • Du 8 au 12 octobre venez nombreux participer à la 10° édition du festival Brésil en Mouvement, un cycle de documentaires et films, souvent inédits, suivis de rencontres et débats pour décrypter des enjeux de société d’un Autre Brésil.

    Retrouvez ici le programme complet du festival

    • Le 8 octobre à 20h00 au Cinéma La Clef , 34 rue Daubenton, Paris 5°,

    Venez visionner en Avant Première le film Hautes Terres, avec le témoignage de sa réalisatrice. Nous serons également présents pour informer sur le MST, faire partager notre expérience avec la COPAVI et bien sûr faire déguster notre fameuse Cachaça artisanale Camponeses. Et dès 19h00, venez profiter du Pot d’ouverture : une délicieuse Caïpirinha et autres plaisirs brésiliens vous seront offerts.

    • Puis les 15 / 21 / 23 et 28 octobre au cinéma Le Nouveau Latina , 20 rue du Temple, Paris 4°,

    d’autres projections du film sont prévues en compagnie de Marie-Pierre Brêtas : Nous devrions être sur place le 15/10 pour à nouveau parler de la COPAVI et une dégustation de Caïpirinha.

    Et pour les provinciaux, et nous sommes nombreux !

    • Sur Rennes , retenez déjà la date du 21 décembre , pour une très belle soirée en perspective au TNB , avec la projection du film, de belles rencontres, des débats, et des bonnes choses à déguster.

    Et si partout en France, vous souhaitez organiser près de chez vous, une projection-débat autour de Hautes terres, vous pouvez joindre :
    Programmation : Marie-Sophie Decout - 0143870054 - distribution@zeugma-films.fr
    Contact associations : Philippe Hagué - 0607782571 - hague.philippe@gmail.com

  • La cachaça et le sucre complet Mascavo sont enfin arrivés !!

    La cachaça en fûts

    Incroyable !! Après 4 ans d’absence, la Cachaça Camponses fait enfin son retour.

    Ca aura été long, c’est sur, mais il fallait y croire.

    Pour une agriculture paysanne et un commerce équitable au cœur des mouvements sociaux… voici les fondements du projet Terra Libra.

    Et outre notre engagement de la première heure aux côtés des communautés zapatistes au Mexique, Terra Libra s’est également créé en soutien au Mouvement des Sans Terre au Brésil et au fabuleux projet proposé par la COPAVI, une coopérative collectivisée de ce même mouvement dans le sud du pays.
    Dès 2004 et suite à une première rencontre chez eux, nous avons travaillé à l’ importation de leur savoureuse cachaça (eau de vie de canne sucre, apparentée au Rhum), dénommée Camponeses (paysans en portugais). Terra Libra s’est créé en 2006 et dès 2007 nous avons reçu une première cargaison avec près de 800 bouteilles, puis en 2008 une 2ème livraison de 1000 bouteilles.
    Mais voila, notre ami Jacques, le chef cachaçeiro, responsable de la production, qui ne semblait pas avoir abusé de son breuvage, a fait une fâcheuse boulette en ouvrant la mauvaise vanne au mauvais moment, ce qui a eu pour effet de faire imploser l’Alambique !! Et depuis plus de cachaça !.

    A la COPAVI, la production de cachaça n’était alors qu’une activité annexe. Ils se dédient avant tout à la production maraichère, les produits laitiers et le sucre complet Mascavo. Mais quel dommage de se passer de cachaça alors qu’ils ont un véritable savoir faire, des cuves, des tonneaux et de la canne à sucre.
    En février 2012, j’ai eu le plaisir de retourner les visiter pour essayer de comprendre dans quelles conditions nous pourrions les appuyer pour relancer la production. Nous avons vite compris qu’il ne suffisait pas de racheter une alambique mais qu’il fallait remettre aux normes tout l’atelier de production. Et c’est ce que nous avons convenu de faire : la COPAVI ayant trouvé une partie de financement sur des programmes étatiques de soutien à l’agriculture familiale, nous nous sommes engagés de notre côté à préfinancer une première commande et de travailler à multiplier les ventes en France et en Europe pour rentabiliser à long terme leur investissement

    Nous avons alors lancé une campagne de précommande et une centaine de personnes se sont engagées à nos côtés pour permettre d’acheter plus de 600 bouteilles au prix solidaire de 8 € à la Coopérative (sans marge pour Terra Libra). De notre côté nous avons complété la commande avec 1200 bouteilles supplémentaires au prix habituel de 4.80 €

    Un grand merci à celles et ceux qui ont participé à ce projet, qui nous ont fait confiance , qui ont attendu de longs mois sans nous assiéger… Car il aura encore fallu attendre presque 2 ans pour voir arriver les bouteilles ; le temps d’acheter l’alambique, de rénover l’atelier, de produire, de laisser vieillir la cachaça, de changer les statuts de la coopérative pour autoriser l’exportation, et de laisser naviguer la cargaison jusqu’à nous.

    Et cette fois donc la cachaça n’est pas arrivée seule. Plus de 5 tonnes de sucre complet appelé Mascavo l’accompagnent, en sachets de 500g ou sacs de 25kg. C’est un sucre brut, riche en nutriments de la canne à sucre, proche du Rapadura ou du Panela des pays Andins que nous commercialisons déjà. Mais là, nous raccourcissons encore la filière, sans intermédiaire entre nous et les producteurs.

    Encore 1000 mercis à ceux qui nous ont accompagné sur ce projet, ce lien avec la COPAVI c’est l’essence même de Terra Libra , cela fait partie des fondements de notre projet, la cachaça et le sucre Mascavo sont les vecteurs de notre discours en faveur e l’agro-écologie et d’un commerce équitable avec des coopératives paysannes.

    Pour plus d’information sur la COPAVI :

    http://www.terralibra.fr/La-COPAVI-Mouvement-des-sans-Terre

    Pour en savoir plus sur notre campagne de souscriptions qui a permis de financer une partie de la remise en état de l’atelier :

    http://www.terralibra.fr/Campagne-precommande-cachaca

    Pour bien visualiser le mode de production du sucre Mascavo , Rendez vous- à la 17ème minute de cette video sur la COPAVI

  • Invitation à venir découvrir la COPAVI et déguster la cachaça

    2 Evenements pour fêter ensemble le retour de la cachaça Camponeses,

    , remercier tous ceux qui ont participer à ce projet, débattre et discuter du Brésil en lutte pour ses droits, en marge du Mundial de Foot,

    Nous vous invitons à nous rejoindre nombreux :

    - A Paris dès 13h30, le samedi 5 juillet 2014 à la Péniche Antipode , 55 Quai de la Seine, 75019 Paris

    Des sans Terre aux sans Toit , un Brésil qui milite pour ses droits !
    Partant d’un projet de soutien à une coopérative du Mouvement des sans Terre pour la production de cachaça, La Péniche Antipode et Terra Libra vous invitent à découvrir le Mouvement des sans Toit et l’incidence des méga projets - comme celui de la coupe du monde - sur la vie des populations.

    samedi 5 juillet une journée dédiée au Brésil "militant et solidaire" sur la Péniche Antipode à partir de 13h30

    •  14h : projection gratuite :

    Jogos de poder de Susanna Lira

    A caminho da copa de Carolina Caffé et Florence Rodrigues

    2 documentaires présentant l’envers du décor de la coupe du monde, et l’incidence sur les sans toit, le mal logement, les expulsions pour la place aux grands stades !

    • 15h : débat
    • 16h : horas felizes au bar extérieur : cocktails à base de cachaça à prix réduit

     A Rennes, dès 18h30 le jeudi 10 juillet 2014 au Bistrot La Quincaillerie Générale, 15 Rue Paul Bert, 35000 Rennes

    • Discussion autour du projet, du Mouvement des sans terre, du mouvement des sans toit et des contestations actuelles au Brésil
    • Nous allons essayer d’avoir quelqu’un de la COPAVI par skype( si on y arrive) pour nous éclairer sur tous ces sujets
    • Et bien sur dégustation de Caïpirinha : Venez Nombreux, le 1er verre vous est offert !
  • Voila en enfin le riz de Camargue !

    Riz semi-complet de Camargue Bio

    Et oui, ça faisait longtemps que l’on en parlait...

    Raccourcir la filière sur le riz et pouvoir s’approvsionner au plus proche, en Camargue , directement auprès d’une exploitation rizicole 100% biologique.

    C’est donc chose faite ! 2 ans de démarches et de rencontres, d’abord auprès des 2 grandes coopératives de riz biologique de Camarague (bongran - groupe Ekibio et Biosud), avant de rencontrer Le Domaine de Beaujeu et de s’accorder sur un parternariat pour la distribution de leur produits.

    Au mois d’octobre 2013, j’ai donc eu le plaisir d’aller rencontrer Pierre Cartier, responsable de l’exploitation, où se cotoient le riz, la vigne et le pâturage... Un rencontre un peu rapide car ils étaient en pleine presse pour le vin rosé, mais ce qui nous a tout de même permis de se connaître et de comprendre leur engagement en faveur d’une agriculture biologique et paysanne.

    Un premier arrivage doit donc se faire dans les tous premiers jours de février avec :

    • du riz long blanc kg et 5kg
    • du riz long semi-complet kg et 5kg
    • du riz rouge 500g
    • du vin rouge de pays des bouches du Rhône en BiB 5 litres
    • du vin blanc de pays des bouches du Rhône en BiB 5 litres

    Cette nouvelle filière d’approvsionnement va donc nous permettre d’abandonner la distribution de riz long blanc étuvé italien sur lequel nous n’avions aucune traçabilité et je pense gagner nettement en qualité en terme de parfum.

    Mais cela ne ferme bien-sûr pas la porte à de nouvelles sources d’approvsionnement sur du riz plus lointain pour soutenir d’autres projets en argo-écologie et commerce équitable (basmati en inde, long blanc au Burkina Faso ou Brésil,...)

    Alors en avant pour la Camargue !

    Thomas

    Plus d’information sur le Domain de Beaujeu sur notre page fournisseur

  • Le mouvement zapatiste – 20 ans d’autonomie au Chiapas

    Fresque zapatiste

    Alors qu’il y a 1 siècle, au cœur de la révolution mexicaine, Emiliano Zapata luttait dans les états du Morelos, Puebla et du Guerrero, pour la récupération des terres villageoises, cela fait maintenant 20 ans que des communautés indigènes se sont levées pour faire à nouveau entendre leur voix : Ya basta !!

    Le 1er janvier 1994, au moment où les tristes accords de Libre Echange entre Etats d’Amérique du Nord (ALENA) entraient en vigueur, des paysans indigènes descendus des montagnes du Chiapas (état du sud du pays) créaient la surprise en se soulevant et prenant plusieurs villes dont San Cristobal de Las Casas. Ils s’insurgent alors contre l’état mexicain revendiquant la reconnaissance des droits et cultures des peuples indiens, et construisent progressivement leur autonomie . Ils ne cherchent pas leur indépendance mais la libre détermination des peuples indigènes.

    Le mouvement se construit, prend de l’ampleur, marqué par une très forte volonté de « diriger en obéissant » , de ne pas prendre le pouvoir mais proposer un autre modèle de société plus juste et plus démocratique. Des projets sociaux éducatifs, des programmes de santé se développent, créant une véritable alternative au système économique néolibéral et à la démocratie tronquée qui affecte le Mexique jusqu’à aujourd’hui. C’est un espoir pour tout un peuple, apportant, via « ses déclarations » et « autres campagnes  » politiques, une force vive pour construire autrement, « en bas à gauche »…
    Dans un climat de répression toujours prégnant, où les camarades du mouvement sont sans cesse pris à parti, emprisonnés, le mouvement continue d’avancer, d’exister…
    Les zapatistes sont toujours là !! et nous invitent toutes et tous à nous en inspirer pour créer partout des espaces d’autonomie et refuser le modèle économique et politique qui continue sans cesse d’exploiter les plus pauvres, les plus faibles, les sans-voix…

    Pour plus d’information sur le mouvement zapatiste :
    http://www.lavoiedujaguar.net/Vingtieme-anniversaire-de-la
    http://www.cspcl.ouvaton.org/

    En solidarité avec « les comp@s » engagés dans cette lutte paysanne et indigène, Terra Libra importe et distribue le café issu des coopératives de café zapatistes : Yachil Xojobal Chulchan et Ssit Lequil Lum

    Le 8 et 9 février, nous serons présents à Hambourg aux rencontres européennes de la RedProZap, réseau européen des importateurs de café zapatiste , pour une coordination de notre action, faire une état des lieux des projets des coopératives de cafés et apprendre de la réalité actuelle du mouvement dans sa globalité…. Plus de nouvelles très bientôt donc !

  • Conférence - débat le jeudi 21 février à Rennes

    René Billaz et Marc Dufumier : Afrique de l’Ouest, non assistance à société en danger

    Face à une situation d’urgence...

    Le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), sur son site dédié à ces activités en Afrique de l’Ouest et Occidentale, annonce que la dégradation des terres a atteint des niveaux alarmants. Près de 50 % des terres arables souffrent à des degrés divers de l’érosion des sols et de la baisse de fertilité (matière organique du sol, disponibilité de nutriments, activité biologique).

    Préalablement la FAO annonçait :

    “ En 2050, le Monde aura besoin de 70 % de nourriture en plus. [ ] ... les terres arables devront augmenter d’environ 120 millions d’hectares dans les pays en développement, principalement en Afrique subsaharienne et en Amérique latine.”

    L’Afrique de l’Ouest se trouve en première ligne d’un défi posé à l’humanité entière. Aux problèmes environnementaux et climatiques s’ajoute une explosion démographique. Pour exemple, la population du Burkina Faso double tous les 25 ans. De 3 millions en 1950, le pays compte aujourd’hui 16 millions d’habitants et dépassera les 35 millions en 2050.

    ...des solutions existent

    Dans un rapport rendu en mars 2011, le Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation Olivier de Schutter, annonce :

    "[…] Si nous voulons nourrir 9 milliards de personnes en 2050, il est urgent d’adopter les techniques agricoles les plus efficaces. […] […] Et les preuves scientifiques actuelles démontrent que les méthodes agroécologiques sont plus efficaces que le recours aux engrais chimiques pour stimuler la production alimentaire dans les régions difficiles où se concentre la faim. […]"

    Le cataclysme humanitaire annoncé n’est donc pas une fatalité. Il sera par contre inéluctable sans une mobilisation exceptionnelle. Des solutions sont avancées, des expériences et des mises en application ont eu lieu, d’autres sont en cours menés par des ONG, des organisations paysannes, suivies par des agronomes.
    Aujourd’hui, si des prises de conscience existent au sein des grandes instances mondiales, si de bonnes intentions semblent s’y manifester, force est de constater que les intérêts du marché priment et pèsent fortement sur des décisions à prendre. C’est alors à la société civile de réagir, d’elle que pourra s’amorcer un mouvement à la hauteur des enjeux.

    Cette conférence - débat s’inscrit dans cet objectif d’informer le public, les collectivités, les acteurs économiques et autres organisations à même d’agir sur cette situation d’urgence.

    Les intervenants

    René Billaz est ingénieur agronome (INAPG), spécialisé en agronomie tropicale, et docteur ingénieur en physiologie végétale. Il a été directeur scientifique du Cirad au moment de sa création (de 1982 à 1988). Depuis 1998, il a collaboré à Agropolis Museum de Montpellier et avec plusieurs ONG parmi lesquelles Agronomes et Vétérinaires Sans Frontière dont il a été président entre 2004 et 2012.

    Marc Dufumier est un agronome et enseignant-chercheur professeur émérite en agriculture comparée et développement agricole à AgroParisTech qu’il a dirigée de 2002 à sa retraite en 2011. Il a été impliqué dans la formulation, la mise en oeuvre et l’évaluation de nombreux projets et programmes de développement agricole, en France comme à l’étranger, notamment dans des pays du Sud en Asie, en Amérique Centrale et du Sud, en Afrique dont l’Afrique de l’Ouest.

    Organisé par les associations

    BKB - Breizh Kengred Burkina engagée au Burkina Faso sur des projets en Agro-écologie

    Ingalañ , engagée pour un commerce équitable local et International, et toutes luttes et alternatives sociales et écologiques

    Jeudi 23 février

    Chambre des Métiers et de l’Artisan (1)
    2 Cour des Alliés - Rennes
    Bus et Métro : Station Charles De Gaulle
    Accueil à partir de 20h, début de la conférence à 20h30
    260 places – Renseignements et réservations possibles à cette adresse
    ingalanbroroazhon@gmail.com
    Entrée gratuite

  • Colis gourmands pour les fêtes de fin d’année

    Comités d’Entreprises, Collectivités et Groupements d’achats de particuliers...

    Pour les fêtes de fin d’année, faîtes le choix de produits biologiques et équitables !!

    Au travers d’un délicieux panier gourmand, nous vous proposons de transmettre des valeurs qui nous sont chères :
    La solidarité, l’engagement, la sauvegarde d’emplois et d’activité en local, le respect de l’homme et de son environnement...

    Propositions de colis groumands pour les fêtesNous avons le plaisir de vous présenter 4 propositions en paniers gourmands, totalement adaptables selon vos envies , à puiser dans notre bon de commande parmi près de 200 produits plaisir

    Panier Gourmand : 15 € TTC
    Galettes fines bretonnes pur beurre 100g / Tablette de chocolat noir et éclats de fèves 100g / Tablette de chocolat noir gingembre 100g / 2 oeufs surprises en chocolat 20g / 1 sachet de mangues séches 100g

    Panier Breton : 25 € TTC
    Jus de pomme artisanal 1 litre / Bière blonde artisanale 75cl / Gelée de fleurs de sureau 350g / Galettes fines bretonnes pur beurre 100g / Rillettes de St Jacques aux algues 100g / Miel de fleurs d’été 150g / Savon exfoliant aux algues et argile verte 100g

    Colis Plaisir : 35 € TTC
    Thé d’hiver épices et agrumes en feuilles 100g / Coteaux du Layon 75cl / Confiture de sorcières (potimarron, citron, vanille, gingembre) 350g / Palets bretons pur beurre 130g / Bâtonnets de mangue séchée enrobés de chocolat noir 150g / Dattes séchées 250g / Rillettes de saumon aux algues 100g / Miel de fleurs d’été 150g

    Colis Festif : 55 € TTC
    Thé noir rose et fruits rouges en feuilles 100g / Jus de pomme-cassis 75cl / Bordeaux blanc sec 2009 75cl / Pâtes de fruits à la goyave 250g / Gelée de fleurs de sureau 350g / Galettes fines bretonnes pur beurre 100g / Tablette de chocolat noir et citron confit 100g / Bâtonnets de banane séchée enrobés de chocolat noir 150g / Pâté de campagne 190g / Rillettes de St Jacques aux algues 100g / Huile d’olive Extra Vierge 50cl / Miel de fleurs d’été 150g /
    Caramiel (miel, caramel et beurre salé) 120g

    N’hésitez pas à nous solliciter pour davantage d’informations, tarifs et délais de commande.

  • Café Zapatiste : arrivage des containers

    Nouvelle récolte 2013

    Les containers de café du Chiapas, en provenance des commauntés indigènes zapatistes sont récemment arrivés au port du Havre.

    Après un premier arrivage de la coopérative Yachil Xojobal Chulchanl début juin, c’est maintenant le deuxième container de café, en provenance de la coopérative Ssit Lequil Lum qui vient d’arriver au port.

    Terra Libra achète chaque année environ 6 tonnes de grains verts auprès de ces 2 coopératives du mouvement zapatiste au Mexique, et ceci en co-importation avec l’association Echanges Solidaires. Avec un réseau plus large encore d’associations en Europe, nous apportons notre soutien à la fois politique et économique à la lutte des paysans indigènes zapatistes pour la reconnaissance de leurs droits et leur culture, leur liberté à construire leur autonomie.

    Depuis plus de 7 ans maintenant, Terra Libra travaille avec ces coopératives, apportant son pré-financement avant récolte (50% en novembre - 50% à réception du container en juin) et en payant ce café à un prix bien supérieur aux cours du marché mondial et celui proposé par les intermédiaires locaux travaillant pour les approvisonnements des grandes multinationales (4,55 € le kg à la coopérative pour cette année).

    Le café zapatiste Yachil, produit selon des techniques de permaculture et d’agro-écologie, respecte le cahier des charges biologique au Mexique mais n’est pas dédouané comme tel à son arrivée en France.

    Stocké au Havre, il est ensuite torréfié par lots tout au long de l’année, pour plus de fraîcheur, par Maison Lemetais, notre artisan torréfacteur : Et d’après lui, la récolte 2013 est au moins aussi bonne que celle de l’année précédente. C’est donc toujours un excellent café que nous allons pouvoir vous proposer tout au long de l’année !!

    Alors aidez nous à faire vivre cette filière, à faire connaitre ce café engagé et soutenir les paysans zapatistes du Chiapas.

    Pour plus d’information sur les coopératives et le mouvement zapatiste :

  • La Via Campesina - Appel de Jakarta

    Le plus grand mouvement paysan au monde a clos sa 6° conférence le 13 juin dernier à Jakarta

    A lire absolument : l’Appel de Jakarta - une véritable re-affimration des ambitions du mouvement en terme d’agro-écologie, de justice et d’équité entre les peuples.

    La Vía Campesina, en appelle à toutes les organisations rurales et urbaines et aux mouvements sociaux à construire une nouvelle société fondée sur le souveraineté alimentaire et la justice

    « Le mouvement a pris des décisions cruciales concernant ses stratégies futures, ses nouveaux membres, les nouveaux coordinateurs et d’autres sujets internes de grande importance.

    Des leaders de LVC ont révélé que le Secrétariat Opérationnel International installé en Asie durant les 8 années passées, déménagera prochainement à Zimbabwe en Afrique. « Nous allons passer le flambeau à l’Afrique cette année. L’Afrique est un continent très important car il est particulièrement visé par les transnationales. Elles s’accaparent des terres et cherchent à imposer le modèle de révolution verte avec les OGM. En Asie, nous savons déjà que la révolution verte a échoué ici. Nous nous sentons solidaires et unis avec les Mouvements paysans d’Afrique pour mettre fin à la ré-colonisation et emprunter le chemin d’un développement qui bénéficiera réellement aux populations et paysans africains, » a déclaré Henry Saragih, coordinateur international de LVC et dirigeant du SPI. »

    Pour lire l’Appel de jakarta

    Plus d’info sur La Via Campesina

  • Focus sur : Le Beuk Cola

    Beuk Cola - le cola au sucre bio-équitable

    Ca ressemble à...

     Ca à le goût de.....

     Mais ce n’est PAS une boisson Impérialiste !

    Voici que le Beuk Cola renaît de ses cendres.

    Premier cola alternatif breton fabriqué avec du sucre issu d’un commerce équitable, le Beuk, créé en 2001 à Morlaix par la SCOP Kan Ar bed s’était éteint en 2008 suite à des problèmes de production.

    Grâce à la persévérance et l’engagement de l’ancienne équipe, de l’association Ingalan, de la Brasserie Tri Martolod, du fabriquant de jus de pomme et cidre l’Atelier de la Pépie, de Terra Libra et en association avec les sirops Meneau, une nouvelle production de Beuk a donc pu être relancée.

    C’est un cola alternatif qui n’ancre pas seulement son identité sur un territoire, mais qui s’engage également sur sa matière première essentielle, le sucre, sur une filière de commerce équitable par une collaboration étroite avec les paysans de l’ASOCACE au Paraguay.

    Sans pouvoir l’afficher faute de certification, le sucre est également biologique.

    Le Beuk Cola sera disponible à partir du 1er juillet en bouteilles PET de 1,5 litres, auprès des circuits alternatifs de distribution, toujours en dehors des grandes surfaces, et en avant première sur le festival Mamm Douar de St Nolff ce 29 juin.

  • Commerce équitable et agro-écologie : un même défi, nourrir la planète

    Les moissons du futur


    Ciné débat le 16 avril à 21h au cinéma l’Arvor à Rennes

    Projection du film Les Moissons du futur de Marie-Monique Robin

    Le Département d’Ille-et-Vilaine et ses partenaires (CAT Bain de Bretagne, A Com, Bretagne CENS, Artisans du monde, Terra Libra, Internotes, Maison de la Bio, AMAP d’Armorique, Boutique solidaire Bretagne) organisent une soirée Ciné débat le 16 avril à 21h au cinéma l’Arvor à Rennes avec la projection du film Les Moissons du futur de Marie-Monique Robin, réalisatrice de Notre poison quotidien, Le monde selon Monsento...

    Cette projection sera suivie d’un débat avec Guy Durand, d’Agrocampus, Anne Claire Lepage d’A Com et de Thomas Burel de Terra Libra.
    Prix d’une place à l’Arvor.

    Venez nombreux !

    
    

    Un film de Marie-Monique ROBIN
    Coproduit par ARTE France, M2R Films, CFRT et SOS Faim Belgique
    2012

    L’agro-écologie, solution pour que chacun se nourrisse demain ? Oui, démontre ce documentaire ! Il présente des initiatives agro-écologiques réussies des quatre coins du monde, augmentant les rendements et créant de nouveaux liens entre producteurs et consommateurs. Des alternatives à diffuser sans modération...

  • Terra Libra d’un coup d’oreille / Interview par Radio Laser

    Pour mieux connaître Terra Libra et comprendre d’un coup d’oreille, ses origines, nos engagements et notre philosophie d’action, écoutez cette interview de quelques minutes sur Radio laser.

    Terra Libra d’un coup d’oreille / Interview par radio Laser

    Radio Laser est une radio associative d’information de proximité créée en 1992 : elle est située en Bretagne, à Guichen, près de Rennes.

  • Bienvenue à Yann

    de gauche à droite : Thomas, Céline et Yann

    Vous avez peut-être déjà eu le plaisir de le rencontrer, Yann Cahour est venu renforcer notre équipe depuis le mois de février. Il s’occupe des préparations de commandes, livraisons et d’une part de suivi commercial.

    Après quelques années à guider des marcheurs dans les campagnes irlandaises, après avoir exploré le monde du chocolat dans l’une des meilleures boutiques rennaises, Yann a bien voulu nous rejoindre pour donner encore plus de sens à son quotidien et agir pour des valeurs qui lui son chères.

    Espèrons qu’il se plaise à faire vivre la démarche de Terra Libra...

  • 17 avril : journée mondiale des luttes paysannes

    Pasyans du Mouvement des Sans Terres

    "Carnet de route" cinquième épisode du cycle TERRES

    Pour ce 17 avril, journée mondiale des luttes paysannes, nous vous invitons à visionner ce web documentaire du Brésil au Pérou, contre l’accaparement des terres et pour la justice sociale.

    « Carnet de route » est le cinquième épisode du cycle TERRES. Il s’ouvre à Rio de Janeiro, avec le Sommet des peuples pour la justice sociale et environnementale, et se poursuit en Amazonie brésilienne — d’abord dans l’état du Para, avec l’occupation de la Fazenda Cedro par le Mouvement des paysans sans terre, puis à Porto Velho, sur le Rio Madeira, où les barrages de Santo Antonio et Jirau sont en construction. Le périple s’achève au Pérou, dans la région de Cajamarca, où la population s’oppose au projet minier « Conga ».

    Réalisé par le photographe Philippe Revelli et en lien avec le monde diplomatique

    " TERRES est un cycle de documentaires qui a pour point de départ un constat alarmant : au cours de la dernière décennie, d’immenses étendues de terres agricoles de la planète sont passées aux mains d’investisseurs privés ou publics. Et ces e terres, qui assuraient auparavant l’alimentation des populations locales,, sont désormais dédiées à des monocultures d’exportation, à la production d’agrocarburants et, de plus en plus, à la spéculation foncière. "

    Sources : Blog de Philippe Revelli - http://philipperevelli.com/

    Pour visualiser la carte des actions de mobilisation en soutien à la journée mondiale des luttes paysannes : inititaive de la Via Campesina

    http://www.viacampesina.org/map/17april/map.html

  • Graines de Troc

    Graines de troc

    Une autre façon de s’échanger les graines

    En cette période de semis, nous vous invitons à découvrir une nouvelle intiative pour des échanges non marchands, du lien entre les gens.. : !

    Graines de Troc, c’est quoi ?

    C’est une plate-forme en ligne où chacun peut proposer et échanger ses graines, en constituant tous ensemble une collection commune. Chaque envoi de graines permet d’obtenir un jeton et donne la possibilité de choisir parmi les variétés de la collection.

    Le troc, c’est l’occasion de partager nos richesses et de faire l’expérience d’un autre mode d’échange.
    C’est celle aussi de sortir nos graines des placards. Toutes ont leur place : les variétés introuvables mais aussi les plus communes, les anciennes et pourquoi pas d’étonnantes inconnues.
    Avec ces gestes simples, vous défendez ce que nos ancêtres nous ont transmis. Nous soutenons les collectifs qui se mobilisent pour défendre la biodiversité cultivée, contre ceux qui confisquent le vivant et l’uniformisent à outrance.
    Il s’agit également de relayer les indispensables trocs locaux, et de les connecter dans une dimension un peu plus grande.

    Pour en savoir plus : http://grainesdetroc.fr/

  • Géopolitique de la faim, Jean Ziegler

    Jean Ziegler

    Le 9 février à 15h30 aux Champs Libres à Rennes

    Le Cridev, Amnesty International et la Librairie Greenwich nous invitent à décortiquer le fléau de la faim dans le monde, avec Jean Ziegler, Rapporteur spécial à l’ONU pour le droit à l’alimentation de 2001 à 2008, et professeur de sociologie à l’université de Genève.

    Toutes les trois secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de malnutrition, alors que nous savons que l’agriculture d’aujourd’hui serait en mesure de nourrir douze milliards d’êtres humains : comment résoudre ce paradoxe ?

    Jean Ziegler connaît le problème, il en dresse un état des lieux documenté ; il énonce les raisons de l’échec des moyens mis en œuvre depuis la Deuxième Guerre mondiale pour éradiquer la faim, et il identifie ceux qu’il nomme « les ennemis du droit à l’alimentation ».


    Rencontre & débat / Champs contre champs

    Salle de conférences Hubert Curien

    > Les rencontres et débats sont en accès gratuit. Réservation conseillée au 02 23 40 66 00

  • La Bio : entre business et projet de société

    La Bio : entre business et projet de société

    Voici un excellent livre que nous vous conseillons vivement pour mieux connaître l’origine de l’agriculture biologique et observer avec lucidité son évolution récente, entre circuits courts alternatifs et dérives de l’agriculture marchandisée.


    Nous espérons pouvoir participer à l’organisation d’une conférence débat sur Rennes prochainement

    Pour acheter le livre : http://atheles.org/agone/contrefeux...

    L’équipe Terra Libra

    Sous la direction de Philippe Baqué

    « La grande distribution propose des produits
    bio importés de l’autre bout du monde, à l’empreinte écologique
    catastrophique, cultivés par des ouvriers sous-payés et revendus entre
    cinq et dix fois leurs prix d’achat. Pendant ce temps, des paysans
    vendent leurs produits bio, avec une réflexion sur un prix juste, sur
    des marchés de plein vent ou au sein d’Amap.

    Plutôt qu’une démarche indissociablement écologique, sociale et
    politique, peut-on réduire la bio à une distribution d’aliments sans
    pesticides pour consommateurs inquiets de leur santé ? La bio peut-elle
    se mettre au service du “bien-être” d’une partie de la population sans
    ébranler les fondements de la société de consommation ? »

    Ce livre collectif est l’aboutissement du travail de journalistes,
    sociologues, agronomes et paysans. Certains ont mené des enquêtes de
    terrain en Amérique, en Afrique, au Proche-Orient et en Europe ;
    d’autres se sont inspirés de leurs pratiques. L’ensemble constitue une
    critique du « bio-business » mais montre surtout comment des paysans
    mettent en pratique les principes fondamentaux de l’agriculture bio et
    proposent des alternatives à un modèle de société destructeur.

    > voir quelques photographies réalisées par les auteurs sur le site de l’association Alterravia

    Au sommaire

    Introduction : Quel sens donner à la bio ?
    1. Colombie : la bio au cœur des conflits
    2. La double nature de la bio
    3. Élevages de volailles : la bio va-t-elle y laisser des plumes ?
    4. Opération « B.I.O. » : guerre commerciale & grande distribution
    5. Andalousie : bio et mer de plastique
    6. Des acteurs historiques de la bio face aux nouveaux enjeux
    7. Maroc : l’obsession exportatrice
    8. Biocoop : le grand écart
    9. Changer de distribution pour changer de société
    10. Comment le lait bio va-t-il tourner ?
    11. Les Amap : miracle ou mirage ?
    12. Israël – Palestine : la bio entre champ et bataille
    13. Semences : la bio contre la bio diversité ?
    14. De la démocratie alimentaire aux États-Unis
    15. Bolivie : l’agroécologie d’avant la bio ?
    16. L’agroécologie, un outil de transformation sociale
    Conclusion : Une autre bio pour un autre monde ?

    Philippe Baqué est journaliste indépendant, collaborateur du Monde diplomatique, de Politis, de Silence, de Témoignage Chrétien…, auteur du livre Un nouvel or noir, Paris Méditerranée, 1999 et réalisateur de films documentaires : Carnet d’expulsion, de Saint-Bernard à Bamako et Kayes ; Melilla, l’Europe au pied du mur ; L’Eldorado de plastique ; Le Beurre et l’argent du Beurre…

    Pierre Besse est ingénieur agronome et maraîcher bio
    sur une exploitation familiale de la banlieue de Toulouse, membre des
    associations Areso (éco-constructeur du sud-ouest) et Terr’eau
    (assainissement écologique). Il participe aux réseaux des Amap aux
    niveaux régional, national et international. Il écrit des articles pour
    les revues Nature et Progrès, Ecorev et Silence.

    Michel Besson est co-fondateur de la Coopérative Andines (Voir le site et l’appel à soutien)
    et de l’association Minga, qui regroupe des entreprises impliquées dans
    la recherche d’une économie équitable. Sociologue de formation (chargé
    de cours à l’université de Lille), il est l’auteur d’ouvrages sur les
    communautés (co-auteur de Tentatives communautaires, 1976), sur les dangers de l’automatisation et sur la Colombie.”

    Clémentine Cirillo-Allahsa est journaliste
    indépendante spécialisée en sciences humaines et patrimoine régional,
    impliquée à titre professionnel ou personnel dans différentes
    associations et ONG, dont, entre autres, des ONG sociales et médicales en Inde, Népal et Togo. Ancienne volontaire civile en Palestine, elle est actuellement collaboratrice de Politis.

    Silvia Pérez-Vitoria est économiste, sociologue,
    réalisatrice de films documentaires sur les questions agricoles et
    paysannes dans divers pays. Auteure des livres Les Paysans sont de retour, Actes Sud, 2005 (prix Farmers’friend 2008 et prix Nonino en 2009) et La Riposte des paysans, Actes Sud, 2010.

    Laetitia Mailhes est journaliste indépendante,
    installée en Californie et spécialisée dans l’agriculture durable et
    l’alimentation. Fondatrice du blog thegreenplate.org, elle collabore à Radio France International, Care 2 et a participé aux ouvrages L’effet Whuffie, Diateino, 2010 et Seule la diversité cultivée peut nourrir le monde, réponses à l’OMC, Minga, 2011.

    Patrick Herman est paysan-journaliste, producteur de
    fruits bio dans le sud Aveyron, actuellement sans certification ni
    mention. Impliqué dans le mouvement du Larzac et dans la Confédération
    paysanne, il collabore à Réalité de l’écologie, le Monde diplomatique, Politis, XXI… a participé au livre collectif de la Confédération paysanne, Changeons de politique agricole, Mille et une nuits, 2002 et est l’auteur de Les nouveaux esclaves du capitalisme, Au diable Vauvert, 2008.

    Hind Aïssaoui Bennani est journaliste indépendante
    sensibilisée à l’agriculture et à la condition de la femme au Maroc,
    ancienne animatrice de la Confédération paysanne.

  • Appel à soutien à la coopérative ANDINES

    La coopérative Andines est un acteur historique du commerce équitable. Depuis 25 ans maintenant, elle oeuvre au développement de filières équitables sur des produits alimentaires et d’artisanat, tout en veillant à rester fidèle à ses convictions, pour une équité sur toute la filières, en dehors des partenariats avec l’agro-industrie et la grande distribution.

    C’est à ce titre un des membres fondateurs de notre association MINGA, Agir ensemble pour une économie équitable.

    La coopérative Andines fait malheureusement face à d’importantes difficultés de trésorerie, ne trouvant plus aujourd’hui de relais financier auprès des acteurs bancaires. Ceci vient donc mettre à mal ses capacités d’achat auprès des ses partenaires en Afrique de l’ouest ou Amérique latine, et fragilise de fait ces filières d’importation.

    En tant que partenaire dès les débuts de Terra Libra, nous souhaitons aujourd’hui relayer l’appel à soutien et recherche de nouveaux sociétaires que lance Andines via notamment l’association "Les Amis d’Andines"

    Pour tous renseignements supplémentaires :

    Les Amis d’Andines ou Andines : 01 48 20 48 60 et andines@nnx.comSVP

  • Campagne de souscription de la cachaça des Sans terre prolongée jusqu’à la fin septembre : n’hésitez plus !

    Copavi1

    Depuis sa création en 2006, terra libra a tissé des liens avec la COPAVI, coopérative modèle du Mouvement des Sans Terre au Brésil, pour l’importation d’une savoureuse cahaça (le rhum brésilien) artisanale et vieillie en fut de chêne.

    Depuis 2010, et suite à un accident sur l’alambic, la production de cachaça est arrêtée.

    Afin de participer au financement des travaux, nous avons proposé à la COAPVI d’organiser une souscription citoyenne de cachaça sur laquelle toute la marge ira à la COPAVI.

    Ensemble, nous pourrons financer a moitié des investissements nécessaires au redémarrage de la production. La cachaça, vieillie six mois en fût de chêne, arrivera chez nous en Bretagne au printemps 2013 et vous sera ensuite expédiée via nos différents réseaux de distribution. Nous pourrons célébrer ensemble, aux quatre coins de l’Hexagone, les 20 ans de la COPAVI, cette utopie devenue réalité.

    Vous disposez de plus d’informations surla vidéo filmée en février lors de notre dernier passage à la COPAVI, ainsi que sur le fichier en pièce jointe, où figure le bulletin de souscription à nous retourner.

    La campagne est prolongée jusqu’au 30 septembre... Merci de diffuser au maximum cet appel !

  • MST – d’autres partenariats à construire

    Fruit du caféier

    Rapport de voyage Février 2012

    Thomas Burel

     Avec la volonté de renforcer notre collaboration avec le Mouvement des Sans Terre dans le sud du Brésil, je me suis rendu chez nos amis et partenaires de la COPAVI en février 2012. Dans notre démarche pour des filières d’importation équitable en dehors des systèmes de certification par tiers, il est essentiel pour nous de pouvoir nous rendre fréquemment auprès de nos fournisseurs pour aborder ensemble les points d’amélioration de la filière sur les divers plans : qualité, logistique, répartition de la valeur ajoutée, respect de l’environnement, projets sociaux annexes… et ce via notre SAF – Système d’Analyse des Filières

    Mais c’est aussi beaucoup partager des moments de vie, mieux se connaître et aborder les différents enjeux politiques de nos actions.

     J’ai donc pu passer plusieurs jours à la COPAVI pour mieux comprendre les freins à la relance de la production de la cachaça et porter notre proposition de pré-commande adossée à une campagne de souscription citoyenne. J’ai pu également mieux découvrir la qualité de leur sucre complet mascavo, son processus de production (voir la fin de video sur la COPAVI) et travailler dès à présent à notre projet d’importation pour l’an prochain.

     Au délà de la COPAVI, notre souhait aujourd’hui est de pouvoir élargir notre partenariat avec le Mouvement des Sans Terre, prioritairement dans le même état du Parana. Après des années de lutte pour l’accès à la terre, et même si l’Agro-business et les grandes fazendas se sont encore renforcées dernièrement avec les grandes cultures d’exportation, le mouvement des Sans Terre est entré dans une deuxième phase de son existence. Avec une seconde génération de jeunes militants, ayant grandi dans les campements ou sur les terres récupérées, formée en agronomie et en gestion de projets, le MST se tourne de plus en plus vers la valorisation de ses produits par la transformation et la qualité biologique.

     De nombreuses unités de transformation voient donc le jour pour les produits laitiers, le sucre, le café, le riz, le maté, les fruits … Au sein des coopératives que j’ai pu visiter, des producteurs associés m’ont chaleureusement fait découvrir leurs parcelles, leur mode de production et leurs contraintes actuelles. Malgré une forte volonté à se tourner vers la production biologique, l’absence de débouchés à un prix permettant de compenser une certaine baisse de rendement est un frein majeur à cette démarche.

     A son échelle, Terra Libra envisage donc de participer à la valorisation des produits des coopératives du MST, en diversifiant son offre à l’importation. C’est une manière d’encourager à la production biologique et de poursuivre notre engagement pour une économie équitable en lien avec les mouvements sociaux et les thématiques qui nous sont chères : Terre et Liberté

     Dans un Brésil toujours très constaté, avec des politiques agricoles aux deux extrêmes (soutien à la culture d’exportation et soutien à la transformation et l’agriculture paysanne), l’amélioration visible des conditions de vie des paysans autrefois sans terre montre tout le bien fondé de leur lutte pour une réforme agraire d’envergure dans ce pays.

  • Marinaleda, une utopie vers la paix

    Sur les murs du village...

    Extraits d’un article de Courrier International

    Juan Manuel Sánchez Gordillo a fait la une des journaux ces derniers jours après avoir mené une “expropriation forcée” de produits alimentaires dans plusieurs supermarchés, au côté de ses camarades du Syndicat andalou des travailleurs (SAT), pour les distribuer aux plus défavorisés. C’est dire si cet homme est un dirigeant singulier au sein de la classe politique espagnole. Anticonformiste, il a été critiqué pour ses dernières actions, y compris dans les rangs de la coalition de gauche Izquierda Unida [l’équivalent du Front de gauche français], dont son organisation, le Collectif uni des travailleurs-Bloc andalou de gauche, fait partie depuis 1986.

    Sánchez Gordillo est un dirigeant historique du Syndicat des ouvriers agricoles (SOC), colonne vertébrale de l’actuel SAT. En outre, depuis 1979, il est maire de Marinaleda, une petite localité [de près de 3 000 habitants] de la région de Séville. Là, grâce à la participation et au soutien des habitants, il a lancé une expérience politique et économique originale qui a fait de ce village une sorte d’île socialiste dans la campagne andalouse.

    Avec la crise économique, Marinaleda a eu l’occasion de vérifier si son utopie sur 25 kilomètres carrés était une solution viable face au marché. Son taux de chômage actuel est de 0 %. Une bonne partie des habitants sont employés par la Coopérative Humar-Marinaleda, créée par les ouvriers agricoles eux-mêmes après des années de lutte. Longtemps, les paysans ont occupé les terres de l’exploitation agricole Humoso [qui appartenaient à un aristocrate] et à chaque fois ils étaient dispersés par la Guardia Civil [la gendarmerie espagnole]. “La terre est à ceux qui la travaillent”, clamaient-ils. En 1992, ils ont fini par obtenir gain de cause : ils sont désormais propriétaires de l’exploitation. Sur leur site web, ils précisent que leur “objectif n’est pas de faire des bénéfices, mais de créer des emplois par la vente de produits agricoles sains et de qualité”.

    Ils produisent des fèves, des artichauts, des poivrons et de l’huile d’olive vierge extra. Les travailleurs eux-mêmes contrôlent toutes les phases de la production, la terre appartient à “l’ensemble de la collectivité”. L’exploitation comprend une conserverie, un moulin à huile, des serres, des équipements d’élevage, un magasin. Quel que soit leur poste, les travailleurs reçoivent tous un salaire de 47 euros la journée et travaillent 6 jours par semaine, soit 1 128 euros par mois pour 35 heures par semaine [le salaire minimum est de 641 euros].

    En pleine saison, la coopérative emploie environ 400 personnes, une centaine au minimum. Mais chaque poste de travail n’est pas attribué à tel ou tel habitant : ils effectuent une rotation afin de s’assurer tous un revenu. “Travailler moins pour que tous aient du travail”, tel est le principe. Par ailleurs, certaines personnes travaillent de petites parcelles dont elles sont propriétaires. Le reste de la vie économique est constitué par des boutiques, des services de base et des activités sportives. Pratiquement, tous les habitants du village touchent autant qu’un travailleur de la coopérative.

    Dans un entretien accordé à Público le mois dernier, Gordillo lui-même expliquait les répercussions de la crise à Marinaleda : “Elle se fait un peu sentir dans les prix des produits agricoles, dans le financement. Nous avons des problèmes de trésorerie, mais nous vendons bien les produits… D’une façon générale, la crise a été moins sensible dans l’agriculture et l’alimentation, souligne-t-il. Ce qui se passe, c’est que les gens qui avaient quitté la campagne pour travailler dans le bâtiment reviennent et cherchent du travail. Résultat, il faut non seulement maintenir l’emploi existant, mais l’augmenter, tout en sachant que l’agriculture bio crée plus d’emplois que l’agriculture traditionnelle. Pour sauver l’agriculture de la crise et de l’enchérissement des moyens de production agricole, nous essayons un commerce horizontal, avec un dialogue de coopérative à coopérative, et nous établissons des relations avec d’autres pays où il existe des expériences de ce type.”

    Plus d’informations à ce sujet bientôt. Si vous êtes intéressés pour soutenir le projet alternatif de Marinaleda, contactez-nous !

  • Rencontres d’Automne de Minga les 30 et 1er octobre en Bretagne

    L’association Minga organise ses Rencontres d’Automne du 29 septembre au 1er octobre à Marzan dans le Morbihan.

    Vous pouvez vous inscrire en téléchargeant la lettre d’invitation en pièce jointe. Rejoignez-nous !


    La diversité des parcours, des métiers, des générations qui composent notre association est incontestablement une force, encore faut-il prendre le temps de la cultiver ensemble pour mieux comprendre l’économie et penser nos propres économies (y compris pourquoi le temps nous manque) afin de réaliser nos ambitions quant à « bien vivre », à vivre bien de son travail et de ses activités.

    Se rendre disponible à la diversité des savoirs et savoir-faire des membres de Minga, se laisser porter par l’audace de voir grand afin de ne pas confondre humilité et soumission, pragmatisme et renoncement, vendre et se vendre... voilà le sens que nous souhaiterions donner à ces Rencontres

    Bienvenue en Bretagne.

    1ère journée – dimanche matin

    9h30 - 12h30

    « Projets, problèmes et perspectives »

    Cette première matinée sera consacrée à mieux nous connaître :

    - ce que l’on fait, ce qui nous motive à entreprendre, à rejoindre Minga

    - les projets que l’on a envie de développer dans le cadre de son travail ou de son activité,

    - la nature des difficultés que l’on rencontre pour les mener à bien.

    Afin de rendre nos échanges plus dynamiques, nous proposerons d’organiser les interventions à partir du système dit « boule-de-neige ».

     

    12h30 - 14h00

    DEJEUNER

     

    14h à 16h00

    Comment développer des coopérations sur les territoires ?

    Il n’y a pas une seule méthode, une seule façon de faire, mais beaucoup à (ré)expérimenter pour se réapproprier son économie à partir de son territoire. Depuis quelques années, les initiatives fleurissent qui voient des citoyens, producteurs et commerçants se rapprocher (GAS, Amap, épicerie solidaire…) tandis que Minga a accumulé un ensemble de compétences pour renforcer les liens entre différents acteurs économiques, qui peuvent profiter à tous :

    - tenir un espace commercial en commun dans une foire ou un salon,

    - ouvrir le dialogue entre différentes parties prenantes d’une filière (expérimentation du SAF…)

     

     

    - favoriser les partenariats entre commerçants, artisans et producteurs (« Place affaires » à Poitiers)

    - valoriser les savoir-faire locaux (foires des savoir-faire de Saint-Denis)

    - mobiliser de l’épargne localement pour soutenir des projets d’économie équitable (convention Minga RA/ SCR GARRIGUE)

     

    À travers les dynamiques que ces expériences suscitent actuellement en Bretagne, Normandie, Poitou-Charentes, Rhône-Alpes…, nous examinerons les conditions d’un développement territorial de Minga.

     

    16H30 à 18H

    « Mieux comprendre l’offensive idéologique du social business, sur l’économie sociale et solidaire, sur les services publics. »

    Ce que l’on appelle aujourd’hui "social business" n’est pas qu’un ensemble de pratiques (incarnées en France par le Mouves et l’ADIE), c’est aussi une idéologie néo-philanthropique d’origine anglo-saxonne portée par des multinationales qui visent à accélérer le démantèlement de l’État social.

    Parfaitement honorables et intéressantes (notamment là où il n’y a pas d’État social) et justifiées en situation d’urgence, ces pratiques posent néanmoins question quand elles visent à s’instaurer en modèle de société. Par exemple, les initiatives consacrées à l’aide alimentaire d’urgence sont utiles et louables, mais à partir du moment où elles se pensent en mode de distribution alimentaire pérenne pour une partie de plus en plus importante de la population, elles sont nettement plus discutables.

    Face à la crise de la dette publique, l’idéologie du social business trouve de plus en plus d’écho auprès des décideurs publics, locaux et nationaux, pour accompagner petit à petit la privatisation du secteur de la santé, du service à la personne, du handicap, de la dépendance, de l’éducation...

    S’il y a plus d’un an, à l’occasion des États Généraux de l’ESS, nous avons souhaité mettre le débat sur la place publique avec d’autres

    organisations ( http://www.minga.net/spip.php?article461), c’est que nous avons pu mesurer la puissance de cette offensive dans le champ de l’économie sociale et solidaire, se manifestant notamment à travers la volonté de vouloir en certifier les acteurs et normaliser les pratiques (http://www.minga.net/spip.php?article416), visant implicitement à remettre en cause le statut des sociétés de personnes (associations, coopératives, mutuelles).

    L’objectif de cette discussion n’est pas de nous situer en « résistance », de manière duale, vis-à-vis du « social business », mais de mieux comprendre son histoire, sa doctrine, ses influences sur le paysage socio-économique dans lequel nos entreprises et activités évoluent.

    Stéphane Veyer, directeur général de Coopaname, partenaire de Minga introduira le sujet.

     

    2e journée - Lundi matin

     

    9h30 à 12h30

    « Entrepreneurs ou travailleurs, comment nous situer ? »

    On peut entreprendre sans vouloir être patron ou faire du profit mais pour se donner les moyens de bien faire son travail. On peut accepter d’assumer des responsabilités pour rendre cohérent le « dire » et le « faire ».

    Mais d’une part, assumer une responsabilité de gestion sans être mu par la recherche du profit peut être assimilé à une faute de gestion. Et d’autre part dans un modèle où la protection sociale (retraite, accès à la santé, assurance-chômage.) est fondée sur le salariat, plus on assume de responsabilités de gestion, moins on est socialement protégé, sauf à prendre des assurances privées.

    Nous sommes donc particulièrement exposés, confrontés parfois à des moments de solitude « glaciale » et à un sentiment d’injustice de ne pas pouvoir les partager (responsabilité d’employeur, manque de trésorerie

    fragilisant la relation avec les tiers, notamment avec des fournisseurs ou des clients avec lequel on partage des idées communes, …).

    C’est parce que les contradictions sont particulièrement difficiles à affronter que nous ne pouvons pas rester isolés. Partager des responsabilités de gestion, penser autrement des modes d’organisations du travail qui renforcent les coopérations internes et externes à l’entreprise et qui ne soient pas le calque de management classique, ne va pas de soi, tellement la culture salariale est ancrée dans la société, tellement la question des conquêtes sociales se confond avec des conquêtes salariales.

    Depuis que nous assumons d’être à la fois une organisation professionnelle et politique, nous nous sommes situés dans le monde du travail. Choisir de se positionner dans le monde du travail, n’est pas un choix si évident à première vue, tellement celui-ci est éclaté, entre diverses organisations professionnelles trop souvent enfermées dans des revendications exclusivement corporatistes (artisanat, agriculture..) , et des organisations syndicales centrées essentiellement sur la défense du salariat.

    C’est d’ailleurs ce qui nous a conduit à nous associer au mouvement social contre la réforme des retraites en novembre 2010 http://www.minga.net/spip.php?article373 et à appeler à la mobilisation du 1er mai 2012 http://www.minga.net/spip.php?article571, à soutenir les dynamiques de reprise en coopérative par les salariés : http://www.minga.net/spip.php?article547

    → Comment construire un niveau de protection sociale (accès aux soins, retraite ….) pour tous les travailleurs (commerçants, artisans, agriculteurs) dont le revenu est lié à l’activité commerciale et qui n’ont comme seule solution que de patrimonialiser leur outil de travail pour financer leur retraite ?

    Comment construire des dialogues avec des comités d’entreprises pour notamment réfléchir à leur rapport marchand au regard de leurs revendications syndicales ?

    Comment engager une discussion sur la question de l’épargne salariale pour qu’elle n’alimente pas la financiarisation de l’économie ?

     

    12h00 - 13h30

    DEJEUNER

     

    14H00 à 16H00

    Chantiers de Minga et bilan des Rencontres.

    Communication interne/externe à Minga :

    - Au plan interne, lors de notre dernière AG, nous avons acté une orientation qui doit nous conduire à un mode de fonctionnement plus horizontal ou chaque adhérent qui le souhaite puisse être mieux associé au développement de l’association. Cela passe notamment par la mise en place d’outils qui facilitent la circulation d’information (sans nous noyer d’infos !) et par une politique de développement de l’association fondée sur la territorialisation.

     

    - Au plan externe, c’est avoir des supports de communication qui rendent mieux compte de notre positionnement. Nous traînons encore l’héritage du positionnement « secteur » commerce équitable qui fait que bon nombre d’acteurs économiques et personnes hésitent à nous rejoindre même si elles peuvent par ailleurs partager notre projet.

     

    FIN

  • La Bolivie expulse Coca Cola !

    Extrait du site d’information latinoaméricain Diario Veloz. En cette période de vacances, exercez votre castillan !

    El 21 de diciembre de 2012, día que muchos celebrarán el supuesto fin del calendario maya, el canciller boliviano anunció el fin de la popular gaseosa dentro del país.

    La decisión sorprende y no es para menos. Coca Cola, la gaseosa efervescente vendida en tiendas, restaurantes y máquinas expendedoras de casi todo el mundo, será expulsada de Bolivia a partir del próximo 21 de diciembre de 2012.

    La decisión es el marco de los festejos para celebrar el fin del capitalismo y el comienzo de "la cultura de la vida", según explicó el ministro de Exteriores boliviano, David Choquehuanca.

    La fiesta se llevara a cabo el día del solsticio de verano (en el hemisferio sur) en la Isla del Sol, ubicada en el lago Titicaca.

     "El 21 de diciembre de 2012 es el fin de egoísmo, de la división. El 21 diciembre tiene que ser el fin de la Coca Cola, y el comienzo del mocochinche (refresco de durazno)", dijo Choquehuanca en un acto junto al mandatario Evo Morales.

    Y agregó : "Los planetas se alinean después de 26.000 años [...] es el fin del capitalismo y el comienzo del comunitarismo"

    La idea es por un lado, alejar prácticas "capitalistas" poco representativas de los bolivianos, como así también, mejorar las condiciones de salud entre los habitantes del país.

     Bon, pour ceux qui ne comprendraient pas le castillan, voici la traduction :

    Le 21 décembre 2012, jour que beaucoup célébreront comme la fin supposée du calendrier Maya, le Président Bolivien annoncera la fin de la populaire boisson gazeuse dans le pays.

    C’est peu dire que la décision surprend. Coca Cola, la boisson gazeuse vendue en boutiques, restaurants et débitants de boissons du monde entier ou presque, sera expulsée de Bolivia à partir du 21 décembre 2012.

    La décision marquera les festivités pour célébrer la fin du capitalisme et le commencement de « la culture de la vie », comme l’explique le ministre des Relations Extérieures bolivien, David Choquehuanca.

    La fête se déroulera le jour du solstice d’été (dans l’Hémisphère Sud) sur l’Ile du Soleil, située sur le Lac Titicaca.

    « Le 21 décmbre 2012 est la fin de l’égoïsme, de la division. Le 21 décembre doit être la fin de Coca Cola, et le début du mocochinche (boisson rafraîchissante à base de pêche) », annonça Choquehaunca lors d’une conférence en compagnie du Président Evo Morales.

    Il rajouta : « Les planètes s’aligneront pour la première fois depuis 26000 ans (…) c’est la fin du capitalisme et le début du communautarisme (qui a un autre sens en castillan, NDLR) ».

    L’idée est, d’un côté, d’éloigner les pratiques « capitalistes » peu représentatives des Boliviens, mais aussi d’améliorer la santé des habitants du pays.

    En Bolivie, les analyses sont formelles : le capitalisme est dangereux pour la santé…

  • Minga Bretagne : Ouvrons un champ commun de débats et d’actions !

    Appel : Pour une économie équitable en Bretagne
    Ouvrons un champ commun de débats et d’actions !

    Nous citoyens, vivant en Bretagne, engagés individuellement ou collectivement, lançons un appel à l’ensemble de la population bretonne pour promouvoir une économie équitable.
    Nous sommes tous confrontés chaque jour à un système économique impitoyable avec les plus faibles, les plus lents, les plus pauvres, les moins malins, les amoureux de la tâche bien faite, du beau geste ou du bel ouvrage. Ce système pousse à l’isolement, à l’incompréhension et à la précarité celui qui essaye de maintenir une cohérence professionnelle, qui ne se résigne pas à réduire son travail à une activité « alimentaire » et qui refuse que la réussite sociale soit une affaire de compétition individuelle.
    Sur le plan professionnel, cela se traduit par des difficultés à :
    - accéder à un travail de proximité, stable, épanouissant et décemment rémunéré
    - mettre en oeuvre une organisation du travail qui permette l’échange, le dialogue et l’initiative
    - transmettre son métier et son outil de travail sans devoir le vendre pour financer sa retraite.
    - accéder au foncier, aussi bien commercial qu’agricole, sans financer les banques et la rente foncière aux dépens du travail ; à plus forte raison si l’entreprise est non lucrative.
    - accéder à des marchés de plus en plus régulés par des normes privées (et non par la Loi) et de
    plus en plus contrôlés par quelques sociétés (transports, communications, distribution...)
    Ne pas réduire le travail à une fonction alimentaire est une réalité commune à tous, ici et ailleurs. Ici en Bretagne, le « miracle breton », fondé sur le développement conjoint de l’agro-business et de la grande distribution, au mépris des populations, de leurs conditions de travail et de vie, ainsi que de l’environnement, nous a menés dans une impasse dont il faut sortir.
    De même, ne pas réduire l’alimentation à une fonction vitale devient une impérieuse nécessité démocratique. Nous nous sommes peu à peu laissés déposséder de notre rapport à l’alimentation, justement par la puissance de l’agro-industrie qui nous prive toujours plus de notre savoir produire, conserver et cuisiner les aliments, et des liens sociaux et économiques de proximité, porteurs du véritable vivre-ensemble et d’une convivialité retrouvée.
    Vouloir rendre l’économie équitable, c’est d’abord vouloir bien vivre son travail pour le faire bien. En partant de l’examen partagé des contradictions entre le dire et le faire, entre la connaissance et la pratique, cette démarche remet en question le modèle industriel qui dissocie la pensée de l’action, considérant qu’il y a d’un côté, ceux qui pensent le travail et qui ont le droit de s’interroger sur le pourquoi et de l’autre ceux qui, abrutis par la routine, sont cantonnés à la question du comment.
    Vouloir rendre l’économie équitable, c’est vouloir démocratiser l’économie en s’adressant non seulement aux acteurs de l’économie sociale et solidaire, mais plus généralement à l’ensemble du monde du travail. Nous considérons que seul le débat permanent entre les idées et les faits peut mener à mieux vivre ensemble, à chercher et à trouver des solutions à la hauteur des enjeux.
    Nous vous invitons à créer avec nous un espace de débat divers, ouvert et solidaire : divers par les métiers et les générations, ouvert et attentif aux évolutions sociales et aux enjeux écologiques, solidaire de tous ceux qui luttent contre les injustices et se confrontent à l’économie de la rente.

    Bienvenue à bord !

    Contact : bretagne@minga.net

  • Le 17 avril, journée internationale des luttes paysannes !

    Appel à la mobilisation pour le 17 avril : Journée internationale des luttes paysannes

    Stop aux accaparements de terres : La terre est à celles et ceux qui la travaillent !

    (Jakarta, le 2 mars 2012) Le 17 avril a été déclaré "Journée internationale des luttes paysannes", pour commémorer le massacre, en 1996, de dix-neuf paysannes et paysans brésiliens qui luttaient pour leurs terres et pour la justice sociale. Chaque année, à cette date, des actions et des évènements sont organisés à travers le monde, en défense des paysannes et des paysans qui luttent pour leurs droits.

    Ces dernières années, nous avons souffert de la mise en œuvre de nouvelles politiques et d’un nouveau modèle de développement basé sur l’expansion des plantations et l’expropriation des terres. Ce phénomène est connu sous le nom d’accaparements de terres. C’est un phénomène mondial, mis en oeuvre par des élites locales, nationales et transnationales ainsi que par des investisseurs et spéculateurs, avec la complicité des gouvernements et des autorités locales. Il a pour objectif la mainmise sur les ressources les plus précieuses au monde.

    Les accaparements de terres conduisent à la concentration de la propriété foncière et des ressources naturelles entre les mains de grands fonds d’investissement, de propriétaires de plantations et de grandes entreprises actives dans l’industrie forestière, dans les centrales hydro-électriques ou encore dans les mines. Mais elle est aussi pratiquée par des promoteurs touristiques et immobiliers et des autorités gestionnaires d’infrastructures portuaires et industrielles, etc.

    Ce mouvement de concentration de la propriété qui a provoqué l’expulsion de leurs terres et le déplacement forcé des populations locales - en premier lieu les paysannes et les paysans - engendre des violations des droits humains et notamment des droits des femmes. Il a provoqué une augmentation de la pauvreté et de la fracture sociale à travers le monde tout en contribuant quotidiennement à aggraver la pollution de l’environnement. Les accaparements de terres dépassent largement les clivages Nord-Sud traditionnels des structures impérialistes : les sociétés multinationales se livrant à ces prédations ont leur siège aux États-Unis et en Europe, mais aussi au Chili, au Mexique, au Brésil, en Russie, en Inde, en Chine, en Afrique du Sud, en Thaïlande, en Malaisie, en Indonésie et en Corée du Sud, pour n’en citer que quelques unes.

    Les institutions financières comme les banques, les caisses de retraite et autres fonds d’investissement sont devenues des moteurs puissants des accaparements de terres. Simultanément, des guerres et conflits meurtriers sont menés en ce moment même pour la prise de contrôle des richesses naturelles. La Banque mondiale et les banques régionales de développement favorisent et renforcent encore les accaparements de terres et de l’eau en poussant à la mise en oeuvre de politiques et de lois conçues avant tout pour bénéficier aux entreprises privée. Elles fournissent des capitaux et des garanties aux investisseurs industriels et, d’une manière générale, font la promotion d’un modèle de développement économique prédateur aux conséquences dévastatrices.

    Pour compenser quelque peu ces effets néfastes, la Banque mondiale et d’autres institutions ont proposé sept principes directeurs pour des "investissements agricoles responsables" (RAI), principes qui sont censés prévenir les abus, mais qui, de fait, ne font que légitimer les accaparements de terres agricoles par des investisseurs privés et par des États. Depuis deux ans, la Via Campesina et ses alliées se mobilisent contre cette initiative.

    Les accaparements de terres vont de pair avec la mainmise croissante des entreprises privées sur l’agriculture et l’alimentation à travers un contrôle renforcé sur les ressources comme la terre, l’eau, les semences et autres ressources naturelles. De nombreux gouvernements et “think tanks” justifient les accaparements en affirmant que les techniques modernes de l’agro-industrie amélioreront les pratiques agricoles locales perçues comme “archaiques”, et qu’elles garantiront la sécurité alimentaire pour tous. Bien que très largement répandue dans le monde, cette croyance s’avère totalement fausse au contact de la réalité.

    Les principaux acteurs des accaparements terres recherchent le profit avant tout, au détriment du bien-être des populations : ils planteront des cultures pour la production d’agrocarburants si elles se révèlent plus rentables que les cultures vivrières, et ils exporteront leur production alimentaire si cela est financièrement plus intéressant que de la distribuer sur les marchés locaux. Dans cette course au profit, le secteur privé renforce sa mainmise sur les systèmes de production alimentaire, monopolisant les ressources et acquérant une position dominante dans les processus de décision. Les lobbies de l’industrie agroalimentaire exercent une influence politique qui surpasse souvent celle des institutions démocratiques ; et ils agissent avec la complicité des élites locales et nationales (commerçants, politiciens et dirigeants de communautés locales) qui manquent à leur devoir de protéger leurs propres citoyennes et citoyens de la prédation.

    A cause des accaparements de terres, les paysannes et les paysans, les sans-terre et des peuples autochtones, et tout particulièrement les femmes et les jeunes, sont dépossédés de leurs moyens de subsistance. Ces pratiques détruisent également l’environnement. Les peuples autochtones et les minorités ethniques sont chassés de leurs territoires, souvent par l’usage de la force, ce qui renforce encore leur précarité et qui, dans certains cas, les réduit à l’esclavage.

    Pendant ce temps, de fausses solutions basées sur des mécanismes de marché sont proposées pour lutter contre le changement climatique, comme par exemple le concept à la mode "d’économie verte". Mais une analyse détaillée révèle que ces solutions ne sont rien d’autre qu’une nouvelle façon de priver les communautés locales de leurs terres et de s’emparer de leurs ressources naturelles.

    Dès lors, La Via Campesina appelle tous ses membres et allié(e)s, les mouvements de pêcheurs artisanaux, les organisations de travailleurs et travailleuses agricoles, les étudiant(e)s et les groupes de défense de l’environnement, les organisations de femmes et les mouvements pour la justice sociale à se joindre à elle en cette journée du 17 avril, et à organiser des actions partout dans le monde pour faire entendre massivement la voix de la résistance populaire contre les accaparements de terres et pour renforcer la lutte contre la mainmise des entreprises privées sur les terres et les ressources naturelles.

    Unissons-nous et luttons toutes et tous ensemble :

    • Pour mettre fin aux accaparements de terres et pour reprendre le contrôle des terres spoliées - la terre doit appartenir à celles et à ceux qui la travaillent.
    • Pour mettre en oeuvre une réforme agraire intégrale afin d’apporter la justice sociale en milieu rural.
    • Pour mettre fin au contrôle exercé par une poignée d’investisseurs et de sociétés transnationales sur les vies de milliards de personnes.
    • Pour s’opposer aux "principes d’investissement agricoles responsables" proposés par la Banque mondiale, étant donné qu’il ne pourra jamais être "responsable" de laisser des investisseurs et des multinationales s’emparer des terres des paysannes et des paysans.
    • Pour renforcer et promouvoir un modèle de production agricole basé sur l’agriculture familiale et la souveraineté alimentaire.

    Le 17 avril, tous les groupes et individus qui le souhaitent sont invités à organiser des actions et des évènements dans leur communauté : action directe, projection de film, marché de producteurs, occupation de terres, un débat, une manifestation, une exposition artistique, ou tout autre événement faisant écho aux revendications ci-dessus.

  • En route pour le Brésil - visite de la COPAVI en février

    Alambique Cachaça

    A quand le retour de la cachaça ??

    Depuis plus d’un an maintenant, nous devons faire face à une cruelle pénurie de cachaça, le rhum brésilien que nous importons directement de chez nos partenaires de la COPAVI, coopérative collectivisée du Mouvement des Sans Terre.

    Les obligations légales pour l’exportation ayant été modifiées, notamment sur le type d’alambique, la COPAVI va devoir investir une somme importante pour se mettre en conformité. Pour participer à notre mesure au financement, nous leur avons fait une proposition de pré-financement d’une commande de 2.000 bouteilles avec une part en bons de souscription auprès de particuliers déterminés à soutenir le projet de la COPAVI.

    Je serai donc au Brésil du 6 au 20 février pour étudier avec eux les solutions pour réactiver l’importation de cachaça et préparer une première commande de sucre complet, afin d’intensifier notre partenariat et notre rôle d’importateur. Ce sera également l’occasion pour nous de finaliser nos travaux sur le SCAFE, Système Citoyen d’Analyse des Filières Economiques, instrument en expérimentation au sein de notre réseau MINGA, pour l’évaluation de nos filières et nos pratiques pour une économie équitable.

    La COANOP, un nouveau partenaire chez les Sans Terre ?

    J’aurai également l’occasion d’aller visiter une autre coopérative du Mouvement des Sans Terre, toujours dans le Parana, dans le sud du Brésil. C’est une coopérative de paysans, entre autre producteurs de café, qui travaille depuis plusieurs années sur l’orientation en culture biologique et qui démarrera prochainement la construction d’un atelier pour les premières étapes de transformations du café. Nous espérons pouvoir ainsi démarrer une nouvelle relation avec une Coopérative du MST et vous proposer prochainement une autre variété de café.

    Plus d’informations à mon retour...

    Thomas

  • Non au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes !

    LE PROJET D’AEROPORT DE NOTRE-DAME-DES-LANDES
    est une aberration économique, sociale et environnementale

    Situé à 18 km du centre de Nantes, il ne résoudrait
    pas les problèmes que pose à la ville l’actuel aéroport. Il les
    déplacerait seulement. Il infligerait des nuisances graves à plus de 80
    000 habitants des communes de la
    banlieue nord de Nantes. Les diverses structures de
    raccordement qui lui seraient nécessaires (routes, voies ferrées, pont
    sur la Loire) causeraient également des problèmes (expropriations) et
    des nuisances à des milliers
    d’autres personnes.

    Le coût colossal de cette infrastructure pèserait sur les impôts des habitants de tout le département et entraînerait des réductions de budget dans d’autres domaines tels l’éducation et la santé.

    Avec un trafic pouvant aller jusqu’à 9 millions de passagers, cet aéroport augmenterait considérablement les émissions de gaz effet de serre, alors même que le gouvernement proclame son intention de les réduire.

    Contrairement ce qu’affirment ses partisans, cet
    aéroport ne serait pas "bon pour l’emploi" , il créerait l’outil
    permettant aux entreprises de délocaliser et détruirait les emplois existants.

    Avec des avions à deux minutes de vol du site
    sévéso de Donges, cet aéroport ferait courir à toute la région un
    risque tel que, bien que la probabilité en soit faible, il serait criminel de la négliger.

    Nous disons donc NON au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

    Pour signer la pétition en ligne : http://acipa.free.fr/Petition/petit...

    Sinon, vous pouvez aussi télécharger un formulaire collectif de pétition, ainsi que celui de la coordination des associations, à envoyer, après l’avoir signé et fait signé à

    ACIPA
    B.P. 5
    44130 Notre-Dame-des-Landes.

  • Défense et soutien aux Kogis de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie

    Tchendukua est une association française qui soutient le peuple Kogi de la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie dans leur démarche de restitution de terres afin de leur permettre de faire vivre leur culture et de préserver leurs modes de vie menacées par la société occidentale.

    Elle intervient également ici, en France, pour sensibiliser le grand public à la connaissance de ce peuple indigène et aux menaces qui pèsent sur lui.

    Petite présentation

    Que nous disent les Kogis et à quoi nous renvoient-ils ?...

    Tchendukua… là ou converge la pensée … Telle est la signification de ce mot qui depuis 1997, identifie notre association et ses activités. Un terme qui peut sembler quelque peu étrange à ceux qui nous accompagnent, et qui pourtant, résume parfaitement les enjeux qui sous tendent cette « aventure ». Bien sur, nous tentons d’accompagner les Kogis, là bas, dans la Sierra, à reprendre possession de leurs terres, à retrouver les objets nécessaires à la réalisation de leur rituel et d’une manière générale, à tenter de faire face aux agressions multiples de notre modernité. Chaque terre rachetée et restituée, chaque arbre préservé nous apparaît comme une victoire. Mais nous savons bien, que le véritable enjeu ne se situe pas là bas, chez les Kogis, mais bien chez nous, dans notre capacité à faire évoluer notre regard, notre compréhension du monde et des choses. C’est sans doute car nous sommes en déséquilibre ici, que les Kogis, et bien d’autres communautés humaines, ont des difficultés « là bas », chez elle, c’est donc ici que doit se poursuivre le travail engagé « là bas ». Ce que résume parfaitement cette phrase, reprise par JM PELT, dans l’un de ses ouvrages.

    « Ce qui compte vraiment dans cette démarche d’accompagnement (des indiens Kogis), ce n’est pas tant que nous ayons besoin (des Kogis), c’est que nous avons besoin de développer les qualités humaines qui sont nécessaires pour les accompagner, celles là mêmes qu’il nous faut pour nous sauver nous même »

    D’après Jean Marie PELT – La terre en héritage

    Car finalement, que nous disent les Kogis et à quoi nous renvoient-ils ?

    Le premier élément de réponse, se trouve résumé dans le théorème d’incomplétude de Kurt GODEL, mathématicien et Logicien (1906-1978). Il rappelle le principe suivant :
    -« Un système génère des questions et des paradoxes, intelligibles dans le système, mais qui ne peuvent pas y trouver de solution. Il est nécessaire de pouvoir en sortir pour l’ouvrir à de nouvelles intuitions »
    Ou dit autrement, ce n’est pas dans le système actuel, son vocabulaire, ses croyances, ses représentations, les modes d’actions qui en sont issus, ses cloisonnements aussi, que l’on pourra faire émerger, identifier, les paradigmes, grilles de lecture, manière d’être et d’agir nécessaires pour permettre de faire face aux enjeux et paradoxes de notre temps. Il faut en sortir, aller voir ailleurs, oser le chemin de l’inimaginable, du latent non imaginé. Un chemin qui passe par la multiplication de dialogues improbables, mais fructueux, car improbables. C’est dans ces dialogues notamment avec les Kogis, que se rencontre l’innovation.

    Découvrez la philosophie et le mode de vie des Kogis grâce à l’association Tchendukua (www.tchendukua.com)

    Cette association lutte pour la reconnaissance du peuple Kogi. Vous pouvez aussi participer à l’opération Tierra de récupération de terres : http://www.tchendukua.com/index.php?option=com_content&view=article&id=86&Itemid=82

  • Alimentons 2012 : Appel de Minga et Nature & Progrès

    Tous les 7 ans, à cause de l’artificialisation des sols, la France perd l’équivalent de la superficie d’un département en terres cultivables ; chaque semaine 200 fermes en moyenne disparaissent au profit de l’agrandissement d’autres d’exploitations ou de l’urbanisation. La France compte environ 8 millions d’obèses et 3,2 millions de personnes qui ont recours à l’aide alimentaire, de façon intermittente ou permanente. La plupart de nos aliments ont parcouru des milliers de kilomètres avant d’atterrir dans notre assiette.

    Faire de l’alimentation une priorité est un projet de « haute nécessité » démocratique. Notre alimentation, comme les terres agricoles, ne sauraient demeurer un enjeu de spéculation commerciale et boursière.

    En nous dépossédant de notre rapport à l’alimentation, l’agro-industrie nous prive toujours plus du savoir produire, conserver et cuisiner les aliments. Elle mutile notre rapport aux sols, aux territoires et aux saisons. Elle nous prive des liens sociaux associés à la production, à l’échange et à la consommation de nourriture. Reconquérir notre rapport à l’alimentation, c’est sortir de l’agriculture pétrochimique, c’est retrouver la liberté de développer des activités riches en emplois utiles, capables de rendre l’économie plus équitable.

    Se réapproprier son alimentation, c’est retrouver le goût des choses, du vivant, des idées et des relations sociales qui façonnent notre vie quotidienne en lui donnant sens et saveur, c’est retrouver le goût de penser par soi-même et le plaisir des repas partagés.

    Se nourrir est un enjeu vital pour un habitant sur six de la planète qui souffre de la faim. Reconquérir notre rapport à l’alimentation c’est refuser que le plus grand nombre d’entre nous ne se voit contraint à une alimentation de qualité médiocre, carencée, voire nocive à sa santé.

    Il appartient aux populations, aux institutions et aux organisations sur leurs territoires, au nord comme au sud, de s’approprier la souveraineté alimentaire.

    Reconquérir notre rapport à l’alimentation c’est :

    • peser sur les plans et les pratiques d’aménagement local afin de préserver et développer les terres à vocation agricole et vivrière, la biodiversité et l’environnement.
    • remettre en cause les schémas d’urbanisation, qui dissocient l’espace en zones spécialisées (habitation, travail, loisir, agriculture, commerce...), qui muséifient les centres villes et qui enlaidissent et dénaturent les périphéries des villes.
    • permettre aux paysans, artisans et commerçants d’ici et d’ailleurs de vivre dignement de leur travail.
    • offrir à chacun la possibilité de produire et consommer une alimentation saine et équilibrée en reconstruisant du lien entre ville et campagne.
    • aménager des jardins collectifs dans les centres urbains, réinstaller à proximité des ceintures vertes suffisantes pour une production locale de produits frais, variés et de saison
    • prévoir d’installer des commerces indépendants et des écoles à proximité des lieux d’habitation pour s’y rendre sans avoir besoin d’utiliser une voiture.
    • donner aux paysans la possibilité d’écouler l’essentiel de leur production localement et aux consommateurs de trouver facilement leur nourriture produite à proximité.
    • garantir par le droit, aux agriculteurs, aux jardiniers et aux artisans semenciers de produire, d’échanger et de commercialiser des semences paysannes.
    • participer à des initiatives de production, de transformation et de commercialisation, qui valorisent les métiers et les savoirs faire locaux.
    • améliorer la qualité de la restauration collective dans les lieux publics (écoles, hôpitaux, maisons de repos..) en mettant en place son approvisionnement local.
    • réformer le code des marchés publics en prévoyant des clauses territoriales.
    • faire avancer l’idée de lier au droit au logement un droit d’accès à un lopin de terre vivrier, individuel ou collectif.
    • lancer le débat sur l’aménagement du temps de travail pour manger mieux.

    Ces engagements sont plus que jamais d’actualité. Leur mise en œuvre, indépendamment d’un calendrier national et international, repose sur une réelle volonté politique d’agir localement dès maintenant.

    En 2009, lors des élections européennes, nous avions lancé « alimentons l’Europe », une campagne d’interpellation des candidats aux élections européennes pour repeupler l’Europe de paysans. Aux élections régionales, nous avons poursuivi notre action par une nouvelle interpellation sur la manière dont les élus, dans les territoires, déclinent précisément leurs engagements en matière de politique foncière et de création d’emplois pour les jeunes dans les filières locales d’alimentation saine.

    Parce que nous prenons l’engagement politique au sérieux, nous attendons donc, de toutes les formations engagées dans la préparation des échéances électorales de 2012, qu’elles rendent public le bilan des actions concrètes et des initiatives conduites par leurs élus dans les territoires en matière de foncier agricole, d’installation paysanne et de développement des filières locales d’alimentation saine.

    Faire parler les actes dès maintenant, c’est la meilleure façon de crédibiliser les discours et les annonces à venir.

    Nous nous engageons à publier les réponses qui nous seront parvenues sur le site www.alimentons2012.fr

     

    Le 10 octobre 2011.

    Minga, Nature et Progrès,

  • Par amour du Bien Vivre

    Et si l’échec programmé de Cancún s’avérait une bonne chose ? Plutôt qu’une « adaptation » au réchauffement, il pourrait permettre l’élaboration d’un nouveau mode de société.

    L’échec programmé de Cancún peut être la pire comme la meilleure des choses. Ce sera la pire des choses si cet échec correspond à la volonté de s’adapter au réchauffement planétaire plutôt que de le combattre. Ce choix est déjà celui des grandes firmes, avec des projets techno-scientistes comme les modifications artificielles du climat, la création d’un immense bouclier spatial autour de la terre, les puits de carbone, les arbres OGM mangeurs de CO2, etc. Ce choix est désormais aussi officiellement celui du gouvernement Tsarkozy. La nouvelle ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, déclarait ces derniers jours que le nouvel enjeu était de s’adapter au réchauffement. Elle ajoutait même que celui-ci pouvait avoir de bons côtés… sur le plan économique (le Monde du 25 novembre). Que la ministre se rassure : certains se sont bien déjà approprié cette culture de l’adaptation… Ne fantasme-t-on pas sur les prouesses du capitalisme vert, au prix même d’une véritable déshumanisation, comme en rêvent tous les adorateurs du transhumanisme (Attali, Madelin) ? Notre pauvre humanité, avec ses limites, ne serait plus adaptée à la barbarie qui vient…

    Cet échec programmé de Cancún peut être aussi, paradoxalement, une excellente chose si c’est l’occasion d’en finir avec la logique de Kyoto. Cette logique est en effet celle de la poursuite de la marchandisation de la vie avec notamment la création de monnaie-carbone ou l’idée qu’il faudrait protéger le vivant par son brevetage. Cancún peut être l’anti-Kyoto par excellence et faire naître un grand espoir pour les peuples. Cet espoir est celui qu’a fait naître le projet Yasuni (ITT), cette décision du gouvernement équatorien de laisser dans le sous-sol la moitié des réserves pétrolières non exploitées. L’enjeu n’est plus de faire payer les pollueurs mais de polluer le moins possible en changeant de vie, en imaginant démocratiquement ce que sera une société libérée du pétrole.

    Je lance donc un appel au nom du journal le Sarkophage et des gauches antiproductivistes  : un appel au gouvernement Fillon pour que la France s’associe au projet Yasuni en reconnaissant notre dette écologique envers les pays pauvres et en s’engageant à verser une compensation financière à la hauteur des méfaits de notre système capitaliste et productiviste. Un appel pour dire aussi qu’être fidèle au projet Yasuni, c’est avant tout créer mille autres projets Yasuni, ici en France comme partout ailleurs dans les pays riches ou pauvres. Nous devons, nous citoyens des pays riches, choisir le principe de la non-extraction des ressources rares ou polluantes. Cette révolution est à portée de main si nous partageons avec nos amis équatoriens ou boliviens la conviction que ce principe n’est possible que si l’on vit autrement, et si on en finit avec les styles de vie et les objets capitalistes. Nous ne pourrons dépasser le principe de précaution au nom d’un principe de non-nuisance que si nos sociétés en viennent à la satisfaction des besoins sociaux fondamentaux. Je suis convaincu que quelque chose d’exceptionnel est en train de naître.

    Nous ne cessons ici, en France, de dire, au sein des gauches antiproductivistes et des écologistes, que ce n’est pas parce qu’il y a le feu à la planète que nous refusons le toujours-plus, mais tout simplement parce que nous sommes fous amoureux de la vie bonne. Les peuples d’Amérique latine et centrale combattent aujourd’hui au nom du buen vivir (le bien-vivre). De même, les peuples amérindiens se dressent au nom du sumak kawsay contre la conception occidentale du bien-être qui détruit la planète, la société et l’individu lui-même. La « vie bonne », le « bien-vivre », le sumak kawsay, c’est avant tout la reconnaissance du droit de chacun à une vie frugale, certes, mais sécurisée face au capitalisme qui insécurise. Ce combat pour le bien-vivre, c’est le refus de la précarisation et du pouvoir par la peur. Ce combat est une façon de faire du neuf pour poursuivre le mouvement historique d’émancipation des peuples, mais c’est aussi une façon de faire du neuf avec du vieux.

    Le Sarkophage, partie prenante du collectif des citoyens résistants du plateau des Glières, rappelle en effet que l’enjeu est bien de construire un nouveau bloc de droits sociaux, tout aussi protecteurs, plus protecteurs même que ceux issus de la Résistance et des luttes du XXe siècle. Le programme du Conseil national de la Résistance n’était d’ailleurs pas « anti-écologique » puisqu’il visait d’abord la satisfaction des besoins sociaux fondamentaux, ce qui est la définition de l’écologie politique. Ce nouveau bloc de droits sociaux doit aujourd’hui tenir compte des limites de la planète. Il doit commencer la nécessaire déséconomisation de la société et des biens communs. C’est pourquoi le Sarkophage a organisé le 27 novembre un colloque avec la communauté d’agglomération des lacs de l’Essonne sur la gratuité des services publics locaux pour dire que le grand combat actuel est la défense et l’extension de la sphère de la gratuité.

    Nous devons admettre que parler de gratuité est devenu plus difficile qu’il y a quelques décennies, compte tenu de la droitisation généralisée de la pensée. On nous objecte que la gratuité serait bonne pour ceux qui ne peuvent pas payer. On oublie qu’il existe en fait deux grandes conceptions possibles de la gratuité. La gratuité d’accompagnement du système, c’est-à-dire cette gratuité pour les pauvres qui ne va jamais sans condescendance et sans flicage. L’autre conception est une gratuité au service de l’émancipation. Un exemple : ce qui est beau avec l’école publique, c’est qu’on ne demande pas à l’enfant s’il est gosse de riche ou de pauvre, il est admis en tant qu’enfant.

    Pourquoi ce qui est vrai pour l’éducation ne le serait-il pas pour le droit au logement, à l’alimentation, à la santé et à la culture ? À l’occasion de ce colloque, de nombreuses villes ont pris l’engagement d’assurer à chacun des morceaux de gratuité. Ici, ce sera celle des transports communs ou de l’eau  ; ailleurs, celle de la restauration scolaire ou des services funéraires ; ailleurs encore, celle des services culturels ou des jardins coopératifs. On commence par la gratuité des services publics locaux et on continuera avec celle des autres services publics. La gratuité n’est pas toute la réponse mais c’est un moment essentiel de la réponse. C’est remettre la fabrique de l’humain au cœur de notre réflexion et de nos actions. Avec la gratuité, nous avons un emblème merveilleux, nous avons un outil extraordinaire pour avancer vers une société fraternelle du « moins mais mieux ». Cette gratuité que nous voulons, c’est celle de la vie bonne, une gratuité économiquement, politiquement et culturellement construite, une gratuité construite dans et par les luttes sociales.

    Paul Ariès est directeur du Sarkophage, auteur de la Simplicité volontaire contre le mythe de l’abondance (La Découverte).

  • La tentation normalisatrice de l’économie sociale et solidaire : un virus mortel

    Communiqué Minga du 21/01/11

    "L’empressement de certains acteurs de l’économie solidaire à répondre
    au rapport Vercamer sur l’enjeu de la labellisation comme question clé du
    développement de l’économie solidaire nous préoccupe. Cela traduit la gravité de l’état de dépolitisation à laquelle en est rendue l’ESS. Quel contraste avec l’époque où nombre d’initiatives de citoyenneté économique s’en réclamant ont vu le jour par refus du traitement social du chômage ! À travers ce projet de labellisation de l’économie solidaire, il ne s’agit rien moins que de gérer les exclusions, à défaut de les combattre. Parce que ce projet de labellisation remet en cause la dimension démocratique dont est porteuse l’économie solidaire, il est un virus mortel pour l’ESS."...

     

    lire la suite sur : http://www.minga.net/spip.php?article416

Prochaine livraison

  1. Pays de Rennes : chaque fin de semaine (jeudi ou vendredi)
  2. Redon / Vannes / Ploërmel : le 5 juillet puis le 19 juillet
  3. St-Brieuc / Dinan / St-Malo : le 12 juillet puis le 24 août
  4. Quimper / Lorient / Auray : le 19/20 juillet puis le 20/21 septembre
  5. Lannion / Morlaix / Brest / Carhaix : les 27/28 juin puis les 25/26 juillet
  6. Nantes : le 6 juillet puis le 7 septembre
  7. Angers / Cholet / Ancenis : le 12 juillet puis le 13 septembre
  8. Reste de la France : départ sous 48h par transporteur - délai selon destination
Terra Libra 5 rue des vanniers – ZA de la forge – 35830 Betton – Tél : 02 99 37 14 00 – Fax : 09 81 38 55 37 – Mobile : 06 99 98 35 35 –
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