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Rencontres d’Automne de Minga les 30 et 1er octobre en Bretagne

  • Minga Réunion

L’association Minga organise ses Rencontres d’Automne du 29 septembre au 1er octobre à Marzan dans le Morbihan.

Vous pouvez vous inscrire en téléchargeant la lettre d’invitation en pièce jointe. Rejoignez-nous !


La diversité des parcours, des métiers, des générations qui composent notre association est incontestablement une force, encore faut-il prendre le temps de la cultiver ensemble pour mieux comprendre l’économie et penser nos propres économies (y compris pourquoi le temps nous manque) afin de réaliser nos ambitions quant à « bien vivre », à vivre bien de son travail et de ses activités.

Se rendre disponible à la diversité des savoirs et savoir-faire des membres de Minga, se laisser porter par l’audace de voir grand afin de ne pas confondre humilité et soumission, pragmatisme et renoncement, vendre et se vendre... voilà le sens que nous souhaiterions donner à ces Rencontres

Bienvenue en Bretagne.

1ère journée – dimanche matin

9h30 - 12h30

« Projets, problèmes et perspectives »

Cette première matinée sera consacrée à mieux nous connaître :

- ce que l’on fait, ce qui nous motive à entreprendre, à rejoindre Minga

- les projets que l’on a envie de développer dans le cadre de son travail ou de son activité,

- la nature des difficultés que l’on rencontre pour les mener à bien.

Afin de rendre nos échanges plus dynamiques, nous proposerons d’organiser les interventions à partir du système dit « boule-de-neige ».

 

12h30 - 14h00

DEJEUNER

 

14h à 16h00

Comment développer des coopérations sur les territoires ?

Il n’y a pas une seule méthode, une seule façon de faire, mais beaucoup à (ré)expérimenter pour se réapproprier son économie à partir de son territoire. Depuis quelques années, les initiatives fleurissent qui voient des citoyens, producteurs et commerçants se rapprocher (GAS, Amap, épicerie solidaire…) tandis que Minga a accumulé un ensemble de compétences pour renforcer les liens entre différents acteurs économiques, qui peuvent profiter à tous :

- tenir un espace commercial en commun dans une foire ou un salon,

- ouvrir le dialogue entre différentes parties prenantes d’une filière (expérimentation du SAF…)

 

 

- favoriser les partenariats entre commerçants, artisans et producteurs (« Place affaires » à Poitiers)

- valoriser les savoir-faire locaux (foires des savoir-faire de Saint-Denis)

- mobiliser de l’épargne localement pour soutenir des projets d’économie équitable (convention Minga RA/ SCR GARRIGUE)

 

À travers les dynamiques que ces expériences suscitent actuellement en Bretagne, Normandie, Poitou-Charentes, Rhône-Alpes…, nous examinerons les conditions d’un développement territorial de Minga.

 

16H30 à 18H

« Mieux comprendre l’offensive idéologique du social business, sur l’économie sociale et solidaire, sur les services publics. »

Ce que l’on appelle aujourd’hui "social business" n’est pas qu’un ensemble de pratiques (incarnées en France par le Mouves et l’ADIE), c’est aussi une idéologie néo-philanthropique d’origine anglo-saxonne portée par des multinationales qui visent à accélérer le démantèlement de l’État social.

Parfaitement honorables et intéressantes (notamment là où il n’y a pas d’État social) et justifiées en situation d’urgence, ces pratiques posent néanmoins question quand elles visent à s’instaurer en modèle de société. Par exemple, les initiatives consacrées à l’aide alimentaire d’urgence sont utiles et louables, mais à partir du moment où elles se pensent en mode de distribution alimentaire pérenne pour une partie de plus en plus importante de la population, elles sont nettement plus discutables.

Face à la crise de la dette publique, l’idéologie du social business trouve de plus en plus d’écho auprès des décideurs publics, locaux et nationaux, pour accompagner petit à petit la privatisation du secteur de la santé, du service à la personne, du handicap, de la dépendance, de l’éducation...

S’il y a plus d’un an, à l’occasion des États Généraux de l’ESS, nous avons souhaité mettre le débat sur la place publique avec d’autres

organisations ( http://www.minga.net/spip.php?article461), c’est que nous avons pu mesurer la puissance de cette offensive dans le champ de l’économie sociale et solidaire, se manifestant notamment à travers la volonté de vouloir en certifier les acteurs et normaliser les pratiques (http://www.minga.net/spip.php?article416), visant implicitement à remettre en cause le statut des sociétés de personnes (associations, coopératives, mutuelles).

L’objectif de cette discussion n’est pas de nous situer en « résistance », de manière duale, vis-à-vis du « social business », mais de mieux comprendre son histoire, sa doctrine, ses influences sur le paysage socio-économique dans lequel nos entreprises et activités évoluent.

Stéphane Veyer, directeur général de Coopaname, partenaire de Minga introduira le sujet.

 

2e journée - Lundi matin

 

9h30 à 12h30

« Entrepreneurs ou travailleurs, comment nous situer ? »

On peut entreprendre sans vouloir être patron ou faire du profit mais pour se donner les moyens de bien faire son travail. On peut accepter d’assumer des responsabilités pour rendre cohérent le « dire » et le « faire ».

Mais d’une part, assumer une responsabilité de gestion sans être mu par la recherche du profit peut être assimilé à une faute de gestion. Et d’autre part dans un modèle où la protection sociale (retraite, accès à la santé, assurance-chômage.) est fondée sur le salariat, plus on assume de responsabilités de gestion, moins on est socialement protégé, sauf à prendre des assurances privées.

Nous sommes donc particulièrement exposés, confrontés parfois à des moments de solitude « glaciale » et à un sentiment d’injustice de ne pas pouvoir les partager (responsabilité d’employeur, manque de trésorerie

fragilisant la relation avec les tiers, notamment avec des fournisseurs ou des clients avec lequel on partage des idées communes, …).

C’est parce que les contradictions sont particulièrement difficiles à affronter que nous ne pouvons pas rester isolés. Partager des responsabilités de gestion, penser autrement des modes d’organisations du travail qui renforcent les coopérations internes et externes à l’entreprise et qui ne soient pas le calque de management classique, ne va pas de soi, tellement la culture salariale est ancrée dans la société, tellement la question des conquêtes sociales se confond avec des conquêtes salariales.

Depuis que nous assumons d’être à la fois une organisation professionnelle et politique, nous nous sommes situés dans le monde du travail. Choisir de se positionner dans le monde du travail, n’est pas un choix si évident à première vue, tellement celui-ci est éclaté, entre diverses organisations professionnelles trop souvent enfermées dans des revendications exclusivement corporatistes (artisanat, agriculture..) , et des organisations syndicales centrées essentiellement sur la défense du salariat.

C’est d’ailleurs ce qui nous a conduit à nous associer au mouvement social contre la réforme des retraites en novembre 2010 http://www.minga.net/spip.php?article373 et à appeler à la mobilisation du 1er mai 2012 http://www.minga.net/spip.php?article571, à soutenir les dynamiques de reprise en coopérative par les salariés : http://www.minga.net/spip.php?article547

→ Comment construire un niveau de protection sociale (accès aux soins, retraite ….) pour tous les travailleurs (commerçants, artisans, agriculteurs) dont le revenu est lié à l’activité commerciale et qui n’ont comme seule solution que de patrimonialiser leur outil de travail pour financer leur retraite ?

Comment construire des dialogues avec des comités d’entreprises pour notamment réfléchir à leur rapport marchand au regard de leurs revendications syndicales ?

Comment engager une discussion sur la question de l’épargne salariale pour qu’elle n’alimente pas la financiarisation de l’économie ?

 

12h00 - 13h30

DEJEUNER

 

14H00 à 16H00

Chantiers de Minga et bilan des Rencontres.

Communication interne/externe à Minga :

- Au plan interne, lors de notre dernière AG, nous avons acté une orientation qui doit nous conduire à un mode de fonctionnement plus horizontal ou chaque adhérent qui le souhaite puisse être mieux associé au développement de l’association. Cela passe notamment par la mise en place d’outils qui facilitent la circulation d’information (sans nous noyer d’infos !) et par une politique de développement de l’association fondée sur la territorialisation.

 

- Au plan externe, c’est avoir des supports de communication qui rendent mieux compte de notre positionnement. Nous traînons encore l’héritage du positionnement « secteur » commerce équitable qui fait que bon nombre d’acteurs économiques et personnes hésitent à nous rejoindre même si elles peuvent par ailleurs partager notre projet.

 

FIN

Prochaine livraison

  1. Pays de Rennes : chaque fin de semaine (jeudi ou vendredi)
  2. Redon / Vannes / Ploërmel : le 5 juillet puis le 19 juillet
  3. St-Brieuc / Dinan / St-Malo : le 12 juillet puis le 24 août
  4. Quimper / Lorient / Auray : le 19/20 juillet puis le 20/21 septembre
  5. Lannion / Morlaix / Brest / Carhaix : les 27/28 juin puis les 25/26 juillet
  6. Nantes : le 6 juillet puis le 7 septembre
  7. Angers / Cholet / Ancenis : le 12 juillet puis le 13 septembre
  8. Reste de la France : départ sous 48h par transporteur - délai selon destination
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