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Stop aux OGM issus des Nouvelles Techniques Génomiques – NTG !

Il est urgent de se mobiliser !

 

En décembre dernier, le trilogue européen – les représentants de la Commission, du Parlement et du Conseil de l’UE se sont entendus sur une version du texte en discussion depuis 2023 portant sur la déréglementation des OGM.

La France qui restait opposée à ce texte jusqu’à lors, a changé sa position, en abandonnant ses réserves et demandes en terme de régulation. Le texte vient ainsi d’être voté le 21 avril 2026 lors du Conseil de l’UE malgré son rejet par la Croatie, la Hongrie, l’Autriche, la Roumanie, la Slovénie et la Slovaquie et les abstentions de l’Allemagne, de la Belgique et de la Bulgarie.

Et il ne lui reste qu’à être voté au Parlement européen le 19 mai 2026, au risque de voir apparaître dès 2028, dans nos champs et nos assiettes, des OGM sans détection ni étiquetage.

Ce qui pose question, ce sont les NTG de catégorie 1, considérés comme des végétaux équivalents aux plantes conventionnelles, ayant subi un maximum de 20 modifications de son génome, et pour lesquels il est envisagé une déréglementation totale.

Pourtant, les organisations paysannes et environnementales nous alertent sur la nécessité de maintenir détection, traçabilité et étiquetage pour les OGM/NTG, de refuser le système des brevets et de faire peser les coûts des mesures de coexistence sur les cultivateurs d’OGM/NTG.

Ce Règlement, s’il est adopté, constituerait un recul historique de nos droits, des risques graves pour le monde agricole et une mise en danger inédite des écosystèmes

Agir pour l’Environnement

Les risques de l’adoption d’un tel texte

  • L’évaluation des risques environnementaux et sanitaires serait supprimée pour la quasi-totalité des nouveaux OGM, malgré l’alerte des scientifiques et de l’agence de sécurité sanitaire (ANSES) qui reconnaissent formellement l’existence de dangers potentiels pour l’environnement et notre santé ;
  • L’étiquetage et la traçabilité ne seraient plus obligatoires : les consommateurs n’auraient aucun moyen de savoir si les aliments achetés en magasin contiennent des OGM ;
  • L’agriculture bio, sans OGM et les alternatives agroécologiques seraient directement menacées puisqu’elles devront se protéger des contaminations.
  • Avec les brevets, les entreprises du secteur de la biotechnologie accapareront une part grandissante du vivant, ce qui amplifiera la concentration déjà accrue du secteur semencier et réduira à néant notre souveraineté alimentaire.

 

Il est encore temps d’interpeller nos Eurodéputés pour rejeter ce texte et pousser à des règles plus exigeantes, sur la base de la réglementation actuelle des OGM : obligation de traçabilité et d’étiquetage, et divulgation des informations industrielles nécessaires à la détection des NTG.

 

Signer la pétition portée par Agir pour l’environnement

 

Sources : 
infomg.org et détail des votes par pays
https://faucheurs-volontaires.fr/
https://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2026/04/21/new-genomic-techniques-council-adopts-new-rules-to-boost-sustainable-and-competitive-eu-food-systems/

30Avr2026

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