Terra Libra entre commerce équitable et bio-local

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  • En route pour le Brésil - visite de la COPAVI en février

    Alambique Cachaça

    A quand le retour de la cachaça ??

    Depuis plus d’un an maintenant, nous devons faire face à une cruelle pénurie de cachaça, le rhum brésilien que nous importons directement de chez nos partenaires de la COPAVI, coopérative collectivisée du Mouvement des Sans Terre.

    Les obligations légales pour l’exportation ayant été modifiées, notamment sur le type d’alambique, la COPAVI va devoir investir une somme importante pour se mettre en conformité. Pour participer à notre mesure au financement, nous leur avons fait une proposition de pré-financement d’une commande de 2.000 bouteilles avec une part en bons de souscription auprès de particuliers déterminés à soutenir le projet de la COPAVI.

    Je serai donc au Brésil du 6 au 20 février pour étudier avec eux les solutions pour réactiver l’importation de cachaça et préparer une première commande de sucre complet, afin d’intensifier notre partenariat et notre rôle d’importateur. Ce sera également l’occasion pour nous de finaliser nos travaux sur le SCAFE, Système Citoyen d’Analyse des Filières Economiques, instrument en expérimentation au sein de notre réseau MINGA, pour l’évaluation de nos filières et nos pratiques pour une économie équitable.

    La COANOP, un nouveau partenaire chez les Sans Terre ?

    J’aurai également l’occasion d’aller visiter une autre coopérative du Mouvement des Sans Terre, toujours dans le Parana, dans le sud du Brésil. C’est une coopérative de paysans, entre autre producteurs de café, qui travaille depuis plusieurs années sur l’orientation en culture biologique et qui démarrera prochainement la construction d’un atelier pour les premières étapes de transformations du café. Nous espérons pouvoir ainsi démarrer une nouvelle relation avec une Coopérative du MST et vous proposer prochainement une autre variété de café.

    Plus d’informations à mon retour...

    Thomas

  • Non au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes !

    LE PROJET D’AEROPORT DE NOTRE-DAME-DES-LANDES
    est une aberration économique, sociale et environnementale

    Situé à 18 km du centre de Nantes, il ne résoudrait pas les problèmes que pose à la ville l’actuel aéroport. Il les déplacerait seulement. Il infligerait des nuisances graves à plus de 80 000 habitants des communes de la banlieue nord de Nantes. Les diverses structures de raccordement qui lui seraient nécessaires (routes, voies ferrées, pont sur la Loire) causeraient également des problèmes (expropriations) et des nuisances à des milliers d’autres personnes.

    Le coût colossal de cette infrastructure pèserait sur les impôts des habitants de tout le département et entraînerait des réductions de budget dans d’autres domaines tels l’éducation et la santé.

    Avec un trafic pouvant aller jusqu’à 9 millions de passagers, cet aéroport augmenterait considérablement les émissions de gaz effet de serre, alors même que le gouvernement proclame son intention de les réduire.

    Contrairement ce qu’affirment ses partisans, cet aéroport ne serait pas "bon pour l’emploi" , il créerait l’outil permettant aux entreprises de délocaliser et détruirait les emplois existants.

    Avec des avions à deux minutes de vol du site sévéso de Donges, cet aéroport ferait courir à toute la région un risque tel que, bien que la probabilité en soit faible, il serait criminel de la négliger.

    Nous disons donc NON au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

    Pour signer la pétition en ligne : http://acipa.free.fr/Petition/petit...

    Sinon, vous pouvez aussi télécharger un formulaire collectif de pétition, ainsi que celui de la coordination des associations, à envoyer, après l’avoir signé et fait signé à

    ACIPA
    B.P. 5
    44130 Notre-Dame-des-Landes.

  • Défense et soutien aux Kogis de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie

    Tchendukua est une association française qui soutient le peuple Kogi de la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie dans leur démarche de restitution de terres afin de leur permettre de faire vivre leur culture et de préserver leurs modes de vie menacées par la société occidentale.

    Elle intervient également ici, en France, pour sensibiliser le grand public à la connaissance de ce peuple indigène et aux menaces qui pèsent sur lui.

    Petite présentation

    Que nous disent les Kogis et à quoi nous renvoient-ils ?...

    Tchendukua… là ou converge la pensée … Telle est la signification de ce mot qui depuis 1997, identifie notre association et ses activités. Un terme qui peut sembler quelque peu étrange à ceux qui nous accompagnent, et qui pourtant, résume parfaitement les enjeux qui sous tendent cette « aventure ». Bien sur, nous tentons d’accompagner les Kogis, là bas, dans la Sierra, à reprendre possession de leurs terres, à retrouver les objets nécessaires à la réalisation de leur rituel et d’une manière générale, à tenter de faire face aux agressions multiples de notre modernité. Chaque terre rachetée et restituée, chaque arbre préservé nous apparaît comme une victoire. Mais nous savons bien, que le véritable enjeu ne se situe pas là bas, chez les Kogis, mais bien chez nous, dans notre capacité à faire évoluer notre regard, notre compréhension du monde et des choses. C’est sans doute car nous sommes en déséquilibre ici, que les Kogis, et bien d’autres communautés humaines, ont des difficultés « là bas », chez elle, c’est donc ici que doit se poursuivre le travail engagé « là bas ». Ce que résume parfaitement cette phrase, reprise par JM PELT, dans l’un de ses ouvrages.

    « Ce qui compte vraiment dans cette démarche d’accompagnement (des indiens Kogis), ce n’est pas tant que nous ayons besoin (des Kogis), c’est que nous avons besoin de développer les qualités humaines qui sont nécessaires pour les accompagner, celles là mêmes qu’il nous faut pour nous sauver nous même »

    D’après Jean Marie PELT – La terre en héritage

    Car finalement, que nous disent les Kogis et à quoi nous renvoient-ils ?

    Le premier élément de réponse, se trouve résumé dans le théorème d’incomplétude de Kurt GODEL, mathématicien et Logicien (1906-1978). Il rappelle le principe suivant :
    -« Un système génère des questions et des paradoxes, intelligibles dans le système, mais qui ne peuvent pas y trouver de solution. Il est nécessaire de pouvoir en sortir pour l’ouvrir à de nouvelles intuitions »
    Ou dit autrement, ce n’est pas dans le système actuel, son vocabulaire, ses croyances, ses représentations, les modes d’actions qui en sont issus, ses cloisonnements aussi, que l’on pourra faire émerger, identifier, les paradigmes, grilles de lecture, manière d’être et d’agir nécessaires pour permettre de faire face aux enjeux et paradoxes de notre temps. Il faut en sortir, aller voir ailleurs, oser le chemin de l’inimaginable, du latent non imaginé. Un chemin qui passe par la multiplication de dialogues improbables, mais fructueux, car improbables. C’est dans ces dialogues notamment avec les Kogis, que se rencontre l’innovation.

    Découvrez la philosophie et le mode de vie des Kogis grâce à l’association Tchendukua (www.tchendukua.com)

    Cette association lutte pour la reconnaissance du peuple Kogi. Vous pouvez aussi participer à l’opération Tierra de récupération de terres : http://www.tchendukua.com/index.php?option=com_content&view=article&id=86&Itemid=82

  • Alimentons 2012 : Appel de Minga et Nature & Progrès

    Tous les 7 ans, à cause de l’artificialisation des sols, la France perd l’équivalent de la superficie d’un département en terres cultivables ; chaque semaine 200 fermes en moyenne disparaissent au profit de l’agrandissement d’autres d’exploitations ou de l’urbanisation. La France compte environ 8 millions d’obèses et 3,2 millions de personnes qui ont recours à l’aide alimentaire, de façon intermittente ou permanente. La plupart de nos aliments ont parcouru des milliers de kilomètres avant d’atterrir dans notre assiette.

    Faire de l’alimentation une priorité est un projet de « haute nécessité » démocratique. Notre alimentation, comme les terres agricoles, ne sauraient demeurer un enjeu de spéculation commerciale et boursière.

    En nous dépossédant de notre rapport à l’alimentation, l’agro-industrie nous prive toujours plus du savoir produire, conserver et cuisiner les aliments. Elle mutile notre rapport aux sols, aux territoires et aux saisons. Elle nous prive des liens sociaux associés à la production, à l’échange et à la consommation de nourriture. Reconquérir notre rapport à l’alimentation, c’est sortir de l’agriculture pétrochimique, c’est retrouver la liberté de développer des activités riches en emplois utiles, capables de rendre l’économie plus équitable.

    Se réapproprier son alimentation, c’est retrouver le goût des choses, du vivant, des idées et des relations sociales qui façonnent notre vie quotidienne en lui donnant sens et saveur, c’est retrouver le goût de penser par soi-même et le plaisir des repas partagés.

    Se nourrir est un enjeu vital pour un habitant sur six de la planète qui souffre de la faim. Reconquérir notre rapport à l’alimentation c’est refuser que le plus grand nombre d’entre nous ne se voit contraint à une alimentation de qualité médiocre, carencée, voire nocive à sa santé.

    Il appartient aux populations, aux institutions et aux organisations sur leurs territoires, au nord comme au sud, de s’approprier la souveraineté alimentaire.

    Reconquérir notre rapport à l’alimentation c’est :

    • peser sur les plans et les pratiques d’aménagement local afin de préserver et développer les terres à vocation agricole et vivrière, la biodiversité et l’environnement.
    • remettre en cause les schémas d’urbanisation, qui dissocient l’espace en zones spécialisées (habitation, travail, loisir, agriculture, commerce...), qui muséifient les centres villes et qui enlaidissent et dénaturent les périphéries des villes.
    • permettre aux paysans, artisans et commerçants d’ici et d’ailleurs de vivre dignement de leur travail.
    • offrir à chacun la possibilité de produire et consommer une alimentation saine et équilibrée en reconstruisant du lien entre ville et campagne.
    • aménager des jardins collectifs dans les centres urbains, réinstaller à proximité des ceintures vertes suffisantes pour une production locale de produits frais, variés et de saison
    • prévoir d’installer des commerces indépendants et des écoles à proximité des lieux d’habitation pour s’y rendre sans avoir besoin d’utiliser une voiture.
    • donner aux paysans la possibilité d’écouler l’essentiel de leur production localement et aux consommateurs de trouver facilement leur nourriture produite à proximité.
    • garantir par le droit, aux agriculteurs, aux jardiniers et aux artisans semenciers de produire, d’échanger et de commercialiser des semences paysannes.
    • participer à des initiatives de production, de transformation et de commercialisation, qui valorisent les métiers et les savoirs faire locaux.
    • améliorer la qualité de la restauration collective dans les lieux publics (écoles, hôpitaux, maisons de repos..) en mettant en place son approvisionnement local.
    • réformer le code des marchés publics en prévoyant des clauses territoriales.
    • faire avancer l’idée de lier au droit au logement un droit d’accès à un lopin de terre vivrier, individuel ou collectif.
    • lancer le débat sur l’aménagement du temps de travail pour manger mieux.

    Ces engagements sont plus que jamais d’actualité. Leur mise en œuvre, indépendamment d’un calendrier national et international, repose sur une réelle volonté politique d’agir localement dès maintenant.

    En 2009, lors des élections européennes, nous avions lancé « alimentons l’Europe », une campagne d’interpellation des candidats aux élections européennes pour repeupler l’Europe de paysans. Aux élections régionales, nous avons poursuivi notre action par une nouvelle interpellation sur la manière dont les élus, dans les territoires, déclinent précisément leurs engagements en matière de politique foncière et de création d’emplois pour les jeunes dans les filières locales d’alimentation saine.

    Parce que nous prenons l’engagement politique au sérieux, nous attendons donc, de toutes les formations engagées dans la préparation des échéances électorales de 2012, qu’elles rendent public le bilan des actions concrètes et des initiatives conduites par leurs élus dans les territoires en matière de foncier agricole, d’installation paysanne et de développement des filières locales d’alimentation saine.

    Faire parler les actes dès maintenant, c’est la meilleure façon de crédibiliser les discours et les annonces à venir.

    Nous nous engageons à publier les réponses qui nous seront parvenues sur le site www.alimentons2012.fr

     

    Le 10 octobre 2011.

    Minga, Nature et Progrès,

  • Par amour du Bien Vivre

    Et si l’échec programmé de Cancún s’avérait une bonne chose ? Plutôt qu’une « adaptation » au réchauffement, il pourrait permettre l’élaboration d’un nouveau mode de société.

    L’échec programmé de Cancún peut être la pire comme la meilleure des choses. Ce sera la pire des choses si cet échec correspond à la volonté de s’adapter au réchauffement planétaire plutôt que de le combattre. Ce choix est déjà celui des grandes firmes, avec des projets techno-scientistes comme les modifications artificielles du climat, la création d’un immense bouclier spatial autour de la terre, les puits de carbone, les arbres OGM mangeurs de CO2, etc. Ce choix est désormais aussi officiellement celui du gouvernement Tsarkozy. La nouvelle ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, déclarait ces derniers jours que le nouvel enjeu était de s’adapter au réchauffement. Elle ajoutait même que celui-ci pouvait avoir de bons côtés… sur le plan économique (le Monde du 25 novembre). Que la ministre se rassure : certains se sont bien déjà approprié cette culture de l’adaptation… Ne fantasme-t-on pas sur les prouesses du capitalisme vert, au prix même d’une véritable déshumanisation, comme en rêvent tous les adorateurs du transhumanisme (Attali, Madelin) ? Notre pauvre humanité, avec ses limites, ne serait plus adaptée à la barbarie qui vient…

    Cet échec programmé de Cancún peut être aussi, paradoxalement, une excellente chose si c’est l’occasion d’en finir avec la logique de Kyoto. Cette logique est en effet celle de la poursuite de la marchandisation de la vie avec notamment la création de monnaie-carbone ou l’idée qu’il faudrait protéger le vivant par son brevetage. Cancún peut être l’anti-Kyoto par excellence et faire naître un grand espoir pour les peuples. Cet espoir est celui qu’a fait naître le projet Yasuni (ITT), cette décision du gouvernement équatorien de laisser dans le sous-sol la moitié des réserves pétrolières non exploitées. L’enjeu n’est plus de faire payer les pollueurs mais de polluer le moins possible en changeant de vie, en imaginant démocratiquement ce que sera une société libérée du pétrole.

    Je lance donc un appel au nom du journal le Sarkophage et des gauches antiproductivistes  : un appel au gouvernement Fillon pour que la France s’associe au projet Yasuni en reconnaissant notre dette écologique envers les pays pauvres et en s’engageant à verser une compensation financière à la hauteur des méfaits de notre système capitaliste et productiviste. Un appel pour dire aussi qu’être fidèle au projet Yasuni, c’est avant tout créer mille autres projets Yasuni, ici en France comme partout ailleurs dans les pays riches ou pauvres. Nous devons, nous citoyens des pays riches, choisir le principe de la non-extraction des ressources rares ou polluantes. Cette révolution est à portée de main si nous partageons avec nos amis équatoriens ou boliviens la conviction que ce principe n’est possible que si l’on vit autrement, et si on en finit avec les styles de vie et les objets capitalistes. Nous ne pourrons dépasser le principe de précaution au nom d’un principe de non-nuisance que si nos sociétés en viennent à la satisfaction des besoins sociaux fondamentaux. Je suis convaincu que quelque chose d’exceptionnel est en train de naître.

    Nous ne cessons ici, en France, de dire, au sein des gauches antiproductivistes et des écologistes, que ce n’est pas parce qu’il y a le feu à la planète que nous refusons le toujours-plus, mais tout simplement parce que nous sommes fous amoureux de la vie bonne. Les peuples d’Amérique latine et centrale combattent aujourd’hui au nom du buen vivir (le bien-vivre). De même, les peuples amérindiens se dressent au nom du sumak kawsay contre la conception occidentale du bien-être qui détruit la planète, la société et l’individu lui-même. La « vie bonne », le « bien-vivre », le sumak kawsay, c’est avant tout la reconnaissance du droit de chacun à une vie frugale, certes, mais sécurisée face au capitalisme qui insécurise. Ce combat pour le bien-vivre, c’est le refus de la précarisation et du pouvoir par la peur. Ce combat est une façon de faire du neuf pour poursuivre le mouvement historique d’émancipation des peuples, mais c’est aussi une façon de faire du neuf avec du vieux.

    Le Sarkophage, partie prenante du collectif des citoyens résistants du plateau des Glières, rappelle en effet que l’enjeu est bien de construire un nouveau bloc de droits sociaux, tout aussi protecteurs, plus protecteurs même que ceux issus de la Résistance et des luttes du XXe siècle. Le programme du Conseil national de la Résistance n’était d’ailleurs pas « anti-écologique » puisqu’il visait d’abord la satisfaction des besoins sociaux fondamentaux, ce qui est la définition de l’écologie politique. Ce nouveau bloc de droits sociaux doit aujourd’hui tenir compte des limites de la planète. Il doit commencer la nécessaire déséconomisation de la société et des biens communs. C’est pourquoi le Sarkophage a organisé le 27 novembre un colloque avec la communauté d’agglomération des lacs de l’Essonne sur la gratuité des services publics locaux pour dire que le grand combat actuel est la défense et l’extension de la sphère de la gratuité.

    Nous devons admettre que parler de gratuité est devenu plus difficile qu’il y a quelques décennies, compte tenu de la droitisation généralisée de la pensée. On nous objecte que la gratuité serait bonne pour ceux qui ne peuvent pas payer. On oublie qu’il existe en fait deux grandes conceptions possibles de la gratuité. La gratuité d’accompagnement du système, c’est-à-dire cette gratuité pour les pauvres qui ne va jamais sans condescendance et sans flicage. L’autre conception est une gratuité au service de l’émancipation. Un exemple : ce qui est beau avec l’école publique, c’est qu’on ne demande pas à l’enfant s’il est gosse de riche ou de pauvre, il est admis en tant qu’enfant.

    Pourquoi ce qui est vrai pour l’éducation ne le serait-il pas pour le droit au logement, à l’alimentation, à la santé et à la culture ? À l’occasion de ce colloque, de nombreuses villes ont pris l’engagement d’assurer à chacun des morceaux de gratuité. Ici, ce sera celle des transports communs ou de l’eau  ; ailleurs, celle de la restauration scolaire ou des services funéraires ; ailleurs encore, celle des services culturels ou des jardins coopératifs. On commence par la gratuité des services publics locaux et on continuera avec celle des autres services publics. La gratuité n’est pas toute la réponse mais c’est un moment essentiel de la réponse. C’est remettre la fabrique de l’humain au cœur de notre réflexion et de nos actions. Avec la gratuité, nous avons un emblème merveilleux, nous avons un outil extraordinaire pour avancer vers une société fraternelle du « moins mais mieux ». Cette gratuité que nous voulons, c’est celle de la vie bonne, une gratuité économiquement, politiquement et culturellement construite, une gratuité construite dans et par les luttes sociales.

    Paul Ariès est directeur du Sarkophage, auteur de la Simplicité volontaire contre le mythe de l’abondance (La Découverte).

  • La tentation normalisatrice de l’économie sociale et solidaire : un virus mortel

    Zapatistes1

    Communiqué Minga du 21/01/11

    "L’empressement de certains acteurs de l’économie solidaire à répondre
    au rapport Vercamer sur l’enjeu de la labellisation comme question clé du
    développement de l’économie solidaire nous préoccupe. Cela traduit la gravité de l’état de dépolitisation à laquelle en est rendue l’ESS. Quel contraste avec l’époque où nombre d’initiatives de citoyenneté économique s’en réclamant ont vu le jour par refus du traitement social du chômage ! À travers ce projet de labellisation de l’économie solidaire, il ne s’agit rien moins que de gérer les exclusions, à défaut de les combattre. Parce que ce projet de labellisation remet en cause la dimension démocratique dont est porteuse l’économie solidaire, il est un virus mortel pour l’ESS."...

     

    lire la suite sur : http://www.minga.net/spip.php?article416

Prochaine livraison

  1. Pays de Rennes : chaque fin de semaine (jeudi ou vendredi)
  2. Rennes / Nantes / Vannes : le 8 février puis le 22 février
  3. Bretagne : semaine du 27 février puis du 26 mars
  4. Pays de la Loire : semaine du 5 mars puis du 30 avril
Terra Libra 6 rue Antoine de St Exupéry – ZA Bellevue – 35235 Thorigné Fouillard – Tél : 02 99 37 14 00 – Fax : 09 81 38 55 37 – Mobile : 06 99 98 35 35 –